|
|
Is it this guy?

Is it this guy?

No, it’s this guy!

Accomplished dad, parrot trainer, he is multi-talented. Fighting on all fronts, he represents the best Skåne had to offer. He sleeps very little at night in order to fulfill his personal and professional duties. He follows the fame of the hockey and soccer teams from Malmö and cheers for everything that comes front the « golden south ». Long live Fredrik!
C’est ainsi que la vie continue. Les posts sur mon blog se font rare, tout comme la lumière dans mon hiver suédois. Mais les journées allongent, l’énergie revient, les journées sont plus faciles.
Dans un mois jour pour jour Ira et moi serons au Québec. Vision presque surréaliste, nous visiterons mon patelin, profiterons des amis et des amis, nous nous prélasserons au chalet. Escapade bien méritée après ces semaines de 6 jours, s’étirant du matin jusqu’èa tard le soir, interminable préparation de cours et rédaction de thèse. Le tout m’enchante toutefois, ponctuant mes jours de travail ardu pour finalement m’envoler vers la Finlande tous les 10 jours.
Si ce n’était que de son éloignement et de sa petitesse, Borlänge a ses charmes. J’appécie les gentillesse des gens, la bonté de mon patron, les grandes forêts pour déconnecter. Ira est toute chanceuse sur cet aspect, le condo qu’elle a acheté se situe à la limite de la ville et de la campagne, offrant le meilleur des deux mondes.
Pour la première fois de ma vie, je me sens vieillir. Oui oui, 24 ans et toutes mes dents, je sens que les années de l’adolescence sont bien loin, que je ne peux manger une pizza entière pour déjeuner, que l’hiver m’enrobe un peu plus, que les geules de bois (si peu fréquentes! Sans farce…) sont plus misérables. Je gagne en sérieux aussi. Bonne blague me direz-vous, mais je vois une certaine différence avec le passé, où je pouvais dormir 3 heures par nuit tel Grégory Charles et performer comme jamais. Cette semaine, alors que j’avais passé 23 heures debout tout en sautant des repas et en ne dormant que bien peu, je me suis senti faillir alors que j’enseignais. Des étudiants m’ont dit que je suis devenu tout blême…
Le temps qui s’écoule me subvertit. J’ai accordé une entrevue à la radio nationale, Svenska Radio, sur la discussion d’exiger des frais de scolarité pour les citoyens hors-UE. Durant cet entrevue, j’ai dû utiliser 3 fois le mot « efficience », 4 fois le mot « compétitivité », tout au poivrant le tout des mots « abus » et « amélioration de la qualité ». Je suis toujours de gauche, mais mon vocabulaire devient tellement celui d’un économiste… Autre aspect de ma subversion: mon panier d’épicerie. À mes débuts ici, je tentais de manger comme j’y étais habitué (tofu, tartinades variées, humus, legumes et fromages a profusion). Or, en plus de ma coûter un bras et une jambe, soit que les légumes avait l’air du diable ou que je n’arrivais simplement pas à trouver mes ingrédients. Je me souviens aussi d’avoir chialé sans borne contre cette masse brune et dure qu’ils nomment le pain.Hé bien, à quoi il ressemble mon panier d’épicerie après 19 mois en Suède? Poissons marinés en quantité (le hareng à la moutarde est mon dada actuel), concombre à déguster en fine tranche en guise de substitut à la laitue et craquelins aux formes diverses. J’ai même poussé l’audace jusqu’à enfreindre mes convictions oenologiques: j’ai acheté mon premier vinier (boite de vin) hier. Les Suédois en raffolent, spécialement à cause de son prix plus bas. Oh misère…
Je saurai sous peu (mardi en fait) si je me dirigerai vers la Finlande pour un moment, afin de réaliser un stage auprès du Finnish Forest Research Institute. Projet en communications Web, j’espère vraiment l’obtenir.
Sur ce, je pars marcher au travers des champs pour aller rejoindre mon pote Nono. Il a acheté le jeu NHL 2009, je me ferai donc un plaisir de lui casser les reins à ce jeu fantastique.
Cheers!
Je me retrouve une fois de plus en Finlande. Dire que je considérais initialement me diriger vers Jyväskylä pour mes études de maîtrise, mais j’ai plutôt opté pour la Suède. La réalité finira par me ratrapper.
La neige ne prend que de petit souffles de repos depuis mon arrivée. Un épais duvet couvre tout, absolument tout. Autant de neige est inhabituel pour Helsinki et ça ne pourrait me ravir autant. Les rues sont mal déneigées, période des fêtes oblige. Tout comme en Suède, la grande majorité des voitures sont équipées de pneus à clous. Prochaine étape pour la sécurité routière Québécoise?
Je me gave de bouffe finlandaise; une chance que j’ai les chiens pour me faire sortir deux fois par jour. Je me balade des les champs immobiles, lançant des balles de neige à Tara et Naomi qui se plongent inlassablement dans les immenses congères. J’ai beaucoup de travail à faire pour ma job en Suède, et la damnée noirceur me ralentit tellement. L’an dernier c’est pareil. J’estime ma productivité reduite de 50% par rapport aux mois ensoleillés. J’ai toujours sommeil, malgré les nombreux cafés bien tassés. Je ne suis pas le seul. C’était la même chose en Russie et dans l’ensemble des pays nordiques. La machine roule sur le « idle » de novembre à février, il est socialement accepté d’avoir moins d’entrain. À 1 heure d’ensoleillement moyen pour décembre et janvier, on comprend. Ira a demandé au Père Noël une lampe solaire. Il a sûrement oublié, mais ça viendra. Pour en avoir essayé une, ces lampes égayent vraiment les matins où il semble être 3 heures du matin, mais il est en fait 9h00.
Ma blonde m’a payé la traite: Une soirée de hockey! J’ai pu voir jouer le grand Joonas Nattinen, repêché cette année par nos Glorieux. Les Blues d’Espoo ont finalement perdu 3-2 en prolongation contre le SaiPa de Laperaanta, équipe du fin fond de la division. Jeu rapide, bière interdite dans les estrades (tout comme pour les matchs auquels j’ai assisté en Suède et en Russie) et contact minimal sur la glace, le jeu est un cran plus intelligent que le nôtre, où les Laraque de ce monde n’ont pas leur place.
Nous sommes aussi allé voir A Serious Man, dernier des frères Cohen. Malgré les 8.1/10 d’IMDB, je suis loin d’avoir été impressioné par ce film. Beaucoup avaient douté de Burn After Reading, mais moi, c’est ce film là qui me fait douter. Ennuyant, le film commence par une scène médiévale en yiddish qui n’a aucun lien avec le reste du film. L’histoire tourne autour de ce prof d’université sur qui le sort s’acharne, dans un décor juif tirant sur le satire. Et il n’y a pas de punch. Le film m’a fait penser aux trips auto-masturbatoires d’Almodovar sur sa propre vie. Comme s’il comptait des « inside jokes » avec lui-même…
Parlant de chose qui m’écoeurent: Harper. Je suis religieusement les nouvelles canadiennes et québécoises. La prorogation du parlement est une offence à la démocratie. Les derniers mois ont été horribles pour le Canada: Copenhague (où Harper affirme que nous avons une bonne entente. Quelle entente?), Torture en Afghanistan et Contrôle de armes à feu. Lawrence Cannon a l’audace de dire que les Jeux Olympiques offriront une vitrine fantastique pour le Canada. Une vitrine sur quoi? Un magasin 1 piastre? Vivement la vie dans un pays qui n’est pas dirigé par un ennemi de la démocratie (et d’un lèche-cul appelé Soudas).
Encore une belle semaine en Finlande et je mets ensuite le cap sur l’Allemagne pour quelques jours, question de célébrer l’anniverssaire de ma mère d’accueil Beate.
En attendant, il reste toujours la veillée du jour de l’an ce soir. Nous irons à Töölö dans une soirée « We love Helsinki » pour danser des gigues Finlandaises: jenkka, humppa et tango finlandais au menu!
Bonne année!
Un autre week-end fantastique à Helsinki… L’excuse étant mon anniverssaire, nous avons célébré grandement avec mes amis Finlandais.
La vie continue, et c’est merveilleux. Les jours sont courts: 1 heure d’ensoleillement en moyenne pour décembre. Ça fait pas beaucoup, mais qu’à cela ne tienne, c’est pas le soleil qui va me rendre heureux, c’est juste un bonus.
Ira et moi allons déménager à Uppsala l’an prochain, depuis où je commencerai un doctorat en Économie. Je n’aurais jamais cru me rendre là! J’ai très hâte de partager ma vie avec elle, tous les jours. Mon emploi actuel, chargé de cours et assistant d’enseignement, me satisfait grandement. On me fait confiance, j’ai la chance de les influencer vers l’innovation, et je brasse la cage aux étudiants si peu habitués à travailler fort.
Ces temps-ci sont tellement remplis de réjouissance: Noël, un futur heureux auprès de ma douce, mon mémoire qui prend forme, escapades en Allemagne et France au programme et de nouveaux défis au travail. Je ne pourrais demander mieux.
Ira et moi viendrons passer 10 jours à Montréal en Mars, et probablement Juin et Juillet.
Je pars pour 3 semaines en Finlande ce jeudi. J’ai hâte…
|