|
|
Quand je suis arrivé en Russie, je ne comprenais rien. En ce sens que ça m’a pris un long moment avant de réaliser où est-ce que je me trouve. Oui, je suis à l’autre côté de la Terre, et tout ce qui est autour de moi ressemble beaucoup à la Russie, mais au fond, je n’y comprends absolument rien.
Au bout d’un certain moment, je me suis habitué à ce qui m’entourait, et tout cela est devenu mon quotidien. Puis, Mélanie est venue. Ces moments si réjouissants m’ont fait comprendre que malgré toutes mes critiques, les millions de défauts de ce pays de fous, j’adore ce pays. Cette dualité s’exprime chez la plupart de mes compatriotes, qui, eux aussi, adorent et détestent la Russie au même moment. Une fois de retour au bercail, la plupart s’ennuient passionnément de ce pays qu’ils ont toute la misère du monde à supporter. Reste à voir si je serai du lot.
Je ne suis pas encore parti, que je sais que beaucoup de choses me manqueront. Les mystères, qui m’ont d’abord stimulé l’intérêt pour ce pays, n’ont pas fini de m’intriguer. Je sais que je reviendrai, mais pas tout de suite. La Russie est le plus grand pays au monde, assez grand pour en contenir des centaines de grandeurs normales, alors pourquoi retourner 14 fois à Paris, quand on peut faire le tour de la Russie? Il me reste mon rêve d’enfance : le transsibérien. Différents éléments m’ont poussé à devoir reporter ce voyage, mais ce n’est que partie remise. Puis, je dois visiter le sud, l’Ukraine, la Crimée, Krasnodar, la ville natale d’Oxana.
Justement, Oxana, toujours aussi tourmentée par sa douloureuse rupture, m’a dit au revoir hier soir. Dans les fines larmes, nous nous sommes dit au revoir… Celle qui m’a poussé à venir ici, qui m’a accueilli les bras ouverts, me voit maintenant partir.
Donc, tel qu’à mon arrivée, je ne comprends rien. Mes (énormes) bagages m’attendent sur le pas de la porte, signe que je n’ai pas imaginé tout cela. Tout de même, j’ai de la difficulté à réaliser que tout est terminé, en me demandant si j’ai bien agi ici, si je ne regretterai rien, si j’aurais pu en profiter plus ou autrement. Au fond, mes gestes étaient mesurés et mes mots pesés, et tout cela est déjà du passé, aussi frais soit-il.
Ce que je ramène de la Russie? À part un cass-de-pouelle et ben de la vodka, beaucoup de choses dans mon cœur. J’ai appris sur l’humanité, sur ce que Dostoïevski s’est acharné à décrire dans ses encyclopédies de la vie russe. J’ai appris sur moi aussi, sur comment est-ce que j’entends sculpter ma propre sagesse, sur la force de mes émotions, sur mes rêves. J’ai aussi appris (grâce aux quelque 2000 personnes qui sont venues me lire) que j’aime beaucoup écrire. Alors voilà, c’est déjà terminé, mais je ne suis pas du tout inquiet que la vie à Montréal (et ailleurs) me réserve encore plein de petites et grandes belles surprises.
Merci de m’avoir lu tout ce temps…
Votre ami,
jpdl
La vie, parfois, c’est comme une partie de billard.
Jeudi dernier, je tentais de réconforter mon inconsolable amie Oxana de sa douloureuse rupture, à grand coup de grosses bières dans un petit bar près de chez moi. La tenancière, voyant mon russe raboteux, me demanda alors d’où est-ce que je venais. Après en avoir pris connaissance, elle m’a dit qu’à l’autre bout du bar se trouvait un compatriote, Gregory. Ce jeune homme dans la trentaine, originaire de Vancouver, tout droit sorti de Dawson’s Creek, termine son doctorat en sociologie à l’Université d’État de SPB. Il s’est alors joint à la conversation, contribuant au small talk, pour finalement en venir à m’inviter à une rencontre de RISEN (Russian Internation Student Exchange Network), organisation qu’il a mis sur pied dans les dernières années.
Je me suis donc rendu à cette rencontre, qui avait lieu dans l’église suédoise de SPB, édifice à moitié en ruine au milieu de la ville. On y discuta de plusieurs sujets, comme l’évolution, le créationnisme, l’environnement, le développement, etc. À un certain moment donné, j’en suis aussi venu à défendre avec ferveur les droits des homosexuels, puisqu’ils représentent une strate sociale maintenant respectée au Québec et à la fois une minorité désabusée en Russie. Les Russes présents ont en majorité rejeté mes propos en bloc, arguant que de telles unions n’étaient pas « normales ». Puis, une fois la rencontre terminée, alors que je sirotais un jus de pêche dans mon coin, j’ai fait la connaissance d’un singulier personnage, arborant la chemise rayée rouge et blanc et les bretelles rouges. J’ai discuté brièvement avec lui, pour me rendre compte qu’il s’agit d’un personnage vraiment unique. Il s’appelle Neil, il enseigne l’histoire de l’art toutes les années en Russie, entre ses activités de journaliste ou de spécialiste en art pour une maison d’enchères de Copenhague. Ce qui a attiré mon attention, ce sont ses propos sur les droits humains et sur la démocratie en Russie. Il soutenait que l’être humain n’est pas égal à son prochain au plus fondamental de lui-même et que la démocratie telle que nous l’entendons maintenant est une démarche séculaire, et qu’il n’y croit pas du tout. Il croit donc que la Russie est très bien dans sa pseudodictature et que quiconque s’y oppose soutient nécessairement des valeurs impérialistes d’inspiration américaine. Je me suis bien évidemment énervé, en soutenant que les droits et libertés humaines sont fondamentaux, au-dessus de toutes religions ou tous gouvernements, et que bien que cela puisse parfois sembler représenter une idéologie utopiste loin des dures réalités russes, cela ne suffisait pas pour rejeter ces principes en bloc à cause de leur imperfection.
J’en suis donc venu à lui parler des prisons russes. Je lui ai donc demandé s’il en avait déjà visité une. Il me répondit que non, mais qu’il comptait en visiter une le lendemain et que j’étais le bienvenue. J’acceptai donc, en pensant aux débats que je pourrais avoir avec lui. Il me donna donc rendez-vous chez lui à 10h45.
Ponctuel comme un allemand, je me tenais sous la pluie battante devant le portique de son appartement à l’heure convenue. Je suis donc monté à l’étage, pour me rendre compte qu’il occupe un spacieux appartement de plusieurs pièces, avec de hauts plafonds, une spacieuse cuisine, de belles peintures, et même un sauna. Pendant qu’il me versait une tasse de café, j’ai vu un magasin suédois traîner sur la table, et je lui ai demandé s’il parlait cette langue aussi (parce que je savais qu’il parlait très bien le français et l’allemand). Il me répondit que oui, puisqu’il avait réalisé son doctorat à Stockholm. Il me dit aussi qu’il parle… 31 langues. Nous nous sommes donc parlé brièvement en espagnol, en italien, en allemand et en français, pour me rendre compte qu’il n’exagèrait peut-être pas tant que ça…
Il a écrit 7 livres, presque tous au sujet de la Scandinavie, région qu’il chérit grandement. Sachant qu’il est normal pour les Scandinaves d’offrir à leurs invités de prendre un sauna, je ne fus pas trop surpris lorsqu’il me l’offrit. Je déclinai toutefois l’offre, puisque je ne voulais pas m’éterniser ici. Nous discutions, et il semblait vraiment vouloir prendre un maudit sauna.
C’est alors qu’il m’offrit un verre de vin, alors qu’il n’était que 11h du matin. J’aime prendre un coup, mais c’est pas mal tôt. Je crus bon alors d’être un peu plus insistant sur le fait que je comptais fiancer Mélanie un jour, et que mes envies étaient bien clairement straight. Il me montra ensuite des photos de son magnifique domaine où il demeure en Angleterre. Je lui ai donc demandé s’il vivait avec sa famille, il me répondit que non, seulement avec sa mère. Ça confirma donc mes doutes.
Nous avons discuté de la légitimité de l’ONU (organisme qu’il rejette bien entendu), de son passé de ballerin, ou de ses débuts comme journaliste. Il me dit aussi que la Révolution française était une chose terrible, et que la monarchie est une chose fantastique. Il est ben fin, mais je crois qu’on a des discordances fondamentales. Il me faisait l’éloge de ces familles distinguées qu’il connaissait en France, où le baisemain et le vouvoiement sont une obligation. Il me parlait aussi de ses connaissances dans la noblesse française, qui s’adonnaient à des orgies bisexuelles. J’étais un peu tanné d’être là, et j’avais hâte d’aller en prison.
Puis nous sommes finalement allés visiter l’ignoble prison. J’ai déjà lu quelque part que le taux d’occupation en Russie est de 300 %. Les cellules font à peine 4 mètres carrés, et comptent de 6 à 8 prisonniers. Les détenus dorment sur de grands lits à plusieurs étages (bunk beds) ou sur le plancher, et doivent parfois se relayer pour dormir à cause du manque de lits. Les bâtiments de brique rouge sang tombent en ruine, je me croyais au milieu d’un roman de Dickens. Il y avait même un bâtiment réservé aux détenus atteints de la tuberculose. On nous a raconté des évasions spectaculaires, où un sniper s’était juché sur un toi, afin d’abattre des gardiens. Vraiment, mon imagination arrive à peine à me faire sentir ce que serait la vie derrière ces barreaux. Nous avons vu plusieurs détenus en liberté dans la cour, tout près de nous, ils nous lorgnaient comme des chacals, j’avais la chair de poule… Depuis ma visite, je n’arrête pas de repenser à la forte odeur d’urine qui flottait dans le secteur des interrogations, aux cellules de confinement, microscopique avec tout juste de l’espace pour assoir une personne, toutes noires, avec un tout petit trou pour respirer. Et dire qu’ils nous montrent seulement le moins pire…
Et après tout ça… je dois étudier. Wouhou. Mais je ne suis pas trop stressé. Un examen final de mathématique à choix de réponse et une dissertation (oui oui, en math!).








Je suis revenu hier matin de Riga, capitale de la Lettonie. C’était déjà la deuxième fois que Mélanie et moi y allions, et c’est définitivement un de nos coups de cœur. La ville est mignonne, calme, chaleureuse, pas tout à fait l’Europe, et plus vraiment la Russie. Bref, un super compromis, et en plus, la plupart des gens ne savent pas où se trouve la Lettonie, alors c’est un peu comme une cachette secrète.
Vérification faite, dans les pays de l’est, les oiseaux font bel et bien Pit-pit-a-glocken Pit-pit-a-glocken-dishen.
On a aussi été soupé dans un restaurant médiéval datant de l’an 1234, dans une immense cave exclusivement éclairée à la chandelle.
C’est pour moi difficile de condenser autant de bons moments avec mon amoureuse… Je peux toutefois m’avancer pour dire que de passer à travers toutes ces épreuves nous permet de gagner en confiance, à espérer le meilleur pour la suite…
Il ne me reste plus que 7 minuscules jours avant de quitter, sans compter le fait que j’arrive un jour plus tôt à Moscou, question de rendre visite à Alexandrine et les centaines de milliers de québécois qui peuplent les résidences de la RGGU.
Je commence à avoir très hâte…
Ma mère s’inquiétait fort à propos des manifestations à Saint-Pétersbourg… J’ai même eu droit à son premier appel téléphonique… Dommage que j’étais en Lettonie et qu’il était deux heures du matin… À propos de ces manifestations, c’est vraiment un gros bordel, parce que les revendications sont totalement légitimes…
Ah oui, je me suis offert un magnifique souvenir de Lettonie. Des belles puces. Elles ne sont pas encore savantes, mais ça va venir. J’ai dit ça à ma mère, et elle m’a averti que je coucherais dans le cabanon en arrivant. Yessss sir. J’en ai déjà eu, quand j’ai fait mon stage au Chili, mais cette fois, je ne sais pas comment dire « Poudre à chien contre les puces » en russe.
































Après une délicieuse attente interminable, je suis parti de Russie par un beau dimanche soir, à bord d’un autobus bondé de Russes. J’étais tellement heureux de quitter ce pays pour aller rejoindre mon amoureuse, que j’ai eu du mal à dormir. Après quelques haltes, on est passé par environ cinq contrôles de passeport par les autorités russes. Tout s’est bien déroulé, puisque notre chauffeur connaissait le contrôleur, et que j’étais le seul étranger dans l’autobus. Au moment exact où j’ai passé les frontières, j’ai senti un immense soulagement de me retrouver en Europe, sain et sauf.
J’ai eu la chance de visiter Helsinki, comme le témoigne mon dernier signe de vie sur ce blog. Je suis arrivé à 4h du matin au centre-ville, mille fois trop tôt pour faire quoi que ce soit. Et comme le concept du magasin ouvert 24 heures par jour ne s’est pas rendu en Scandinavie, et qu’il faisait quand même pas mal froid, je ne savais pas trop quoi faire. Je me suis donc baladé au tour de la gare, le temps qu’elle ouvre et que je puisse aller prendre un café. Vers 5heures, les portes ont finalement été débarrées, mais pas de café, du moins par pour tout de suite. Je me suis donc installé sur un banc, pour lire mon livre. Peu après une madame me demande, dans un anglais pas possible, d’où est-ce que je viens. Je me suis douté dès le départ, parce qu’à ma connaissance, les Finlandais parlent normalement super bien anglais (la Finlande est le pays le plus américanisé d’Europe). Puis, elle a ouvert son cellulaire pour me montrer quelque chose. Je crois qu’il est important ici que je fasse une petite description de l’apparence de la madame… Elle devait avoir dans les soixante ans, plusieurs kilos en trop, pas seulement à cause de l’horreur et de la quantité de maquillage cheap qu’elle avait sur le visage. Elle me parlait aussi en Russe, j’en déduis donc qu’elle vendait son corps (pas au poids, ce serait trop cher). Mais je devais avoir le cerveau encore aux douanes finlandaise, en plus de ma stupidité naturelle, alors je n’ai pas pigé tout de suite. Donc, elle a ouvert son téléphone pour me montrer son fond d’écran, je n’arrivais toutefois pas à le voir clairement, mais je m’en foutais en fait. Finalement, j’ai pu voir que l’image était en fait elle, nue, couché sur un lit. Après un haut le cœur, j’ai fais mine de rien, et j’ai continué à lire mon livre. Puis des racailles turques sont venues accoster mon amie la baleine qui était toujours assise à côté de moi. Elle s’est mise à hurler, les mini-gangsters à s’énerver. Puis vint la police, et la baleine s’est enfuit à toutes jambes, pour mieux revenir me parler après. Finalement, elle à trouvé un gars en chemin et je ne l’ai plus jamais revue. Et c’est très très bien comme ça.
J’ai vraiment apprécié la gentillesse des Finlandais. Helsinki est une petite ville, pleine d’histoire et de nature. Je me sentais tellement bien et il faisait tellement beau que je me suis assoupi alors que je baignais dans le soleil, dans les marches de la cathédrale. Je crois que je vais y retourner l’an prochain, lors du Mélanie/JP Scandinavian rock tour. J’ai passé la nuit au stade olympique d’Helsinki, dans le bac à saut en longueur. En vérité, il y a une petite auberge de jeunesse dans une des ailes d’un joli quartier qui a accueilli les jeux de 1952. J’ai même pu admirer au passage une partie amicale de baseball finlandais (Oui oui, ça existe : C’est du baseball sans lanceur!!)
Deux vols plus tard, une mer de personnes me séparait de ma bien-aimée, je la voyais avec son manteau blanc, ses beaux cheveux soyeux et son immense sourire. S’en suivit une étreinte interminable, le monde a arrêté de tourner. Nous sommes restés si longtemps là, que j’en oubliais mes bagages…
Nous avons passé quelques jours chez Julie, la bat-twin/cousine de Mélanie. Elle habite avec son copain Khaled, et deux petits pitoux. Ils ont un superbe appart au Nord de Paris, dans un petit quartier super mignon. J’étais si heureux d’être là, c’est pas possible. Pour nous récompenser d’avoir été des enfants sages, Mélanie et moi nous sommes payés un petit luxe en allant passer une nuit à Montmartre. Ça peut paraître cliché pour certains, mais nous en avions tous les deux vraiment envie. Il faisait tellement beau dans nos cœurs qu’on ne s’est pas rendu compte de la température de merde qui régnait à Paris le temps de notre visite. L’avantage de voyager à ce temps-ci de l’année est que nous évitons nos alters-ego, les autres touristes.
On s’est aussi fait une super bouffe avec ma cousine Valérie qui étudie à Paris. J’étais vraiment content de la voir, et on a fêté ça en grand…
Le premier avril, nous nous sommes envolés vers Berlin pour une escale de quelques heures. Le temps de manger un immense bretzel et une délectable Franziskaner Weizenpilz (ma bière favorite), que nous nous embarquions déjà pour Riga. La veille de notre départ pour la Lettonie, j’ai été pris de la pire crise de panique, parce que je suis tombé sur un guide touristique chez ma cousine, et j’y ai lu que seuls les résidents d’Europe, de Nouvelle-Zélande et d’Australie n’avaient pas besoin de visa pour la Lettonie… Le guide datait de 2005, et je n’avais aucun accès à internet, un dimanche… Finalement, les régulations changent d’année en année, nous devions seulement être contrôlés à la frontière, rien de plus… Notre voyage en Lettonie est vraiment celui que j’ai le moins bien préparé de toute ma vie… Je ne savais pas, par exemple, que les gens parlaient couramment le russe… Après m’être fait arnaqué dans l’autobus, j’ai compris que tout le monde comprenait le russe, et que j’aurais pu me « défendre » contre la méchante contrôleuse. J’ai vraiment apprécié ce petit pays, si mignon, si propre, si accueillant. Je le recommande sérieusement à tous. L’Europe, avec tout ce que j’aime de la Russie…
Puis, nous nous sommes dirigés vers la Russie avec le train de nuit Riga-St-Pet. Je ne savais vraiment pas quoi espérer des douanes, ayant déjà vécu celles pour les voitures et les avions. Finalement, c’est définitivement les plus agréables… Tu passes les douanes dans le « confort » de ton lit. Plein de grosses madames contrôlent ton passeport sans dire le moindre mot. Notre compagnon de voyage a Mélanie et moi, Sergueï, partait faire un contrat dans le grand nord russe. Il est plongeur professionnel, mais n’a pas voulu m’expliquer qu’est-ce qu’il allait chercher dans ces profondeurs de la sombre Russie.
Donc, depuis une semaine, je me balade dans ces endroits que je connais si bien, mais ils me paraissent tellement plus beaux, presqu’accueillants. La température est vraiment imprevisible, on alterne entre la pluie, la neige et le gros soleil, le tout dans le même quart d’heure.
On a aussi eu la chance d’assiter au service religieux de la messe de pâques, à la cathédrale de Kazan, à deux pas de chez moi. Les évêques orthodoxes, aves leurs sourcils les rendant si sérieux, faisait déferler des mots si souvent prononcés entre ces murs, et la foule répondait à l’unisson. Mélanie me faisait remarquer que les gens ne lui paraissait plus du tout hostiles, qu’il était possible de faire des contacts visuels, qu’ils paraissait être « chez eux » dans cette immense église construite pour faire compétition à St-Pierre de Rome. Le service commençait à minuit, et je recevais mon amie Oxana ce soir là. Elle vit des moments troubles dans sa vie, et a souvent envie d’aller mettre le feu aux planches de la piste de danse… C’est donc la première fois de ma vie que je vais danser dans un bar et que je vais par la suite à l’église…
Je réalise graduellement qu’il me reste un peu plus de deux semaines en Russie… C’est fou.
Chers Lecteurs,
ben non je ne suis pas mort, je vous ai habitué à un concentré de niaiseries quasi-quotidien, et je m’excuse de rompre quelques peu avec mes bonnes habitudes.
Je suis donc revenu hier matin de mon super périple trop trop merveilleux avec mon amoureuse. Je vous raconterai le tout en détails sous peu… Disons que ce n’est pas que je ne vous aime pas… mais c’est qu’il y a quelqu’un de très très important ici
Donc, nous allons bien, et gardez le courage, je vous écrit sous peu.
|