En 2005, lors d’un évènement national de Droits et Démocratie, réunissant la crème internationale en Droits Humains et en Environnement, j’ai eu ma première expérience directe avec les Conservateurs.
Depuis la fin du dernier règne sous Brian Mulroney, les Conservateurs m’étaient toujours apparus comme des Red-Necks inoffensifs. Fantasmant de pouvoir, du haut de la Tour de Babel cléricale, ils observaient le grand frère américain triompher dans son exploit d’aveuglement d’une nation entière.
Donc, en 2005, dans le cadre de la conférence internationale sur les Objectifs du Millénaire, un des panels était consacré aux acteurs politiques canadiens. Duceppe, Layton, un ténor Libéral qui m’échappe étaient présent. Mais où est donc le représentant Conservateur? Peu de temps avant le début du panel, l’attaché du député Harper, qui siégeait à l’opposition à l’époque, a appelé un des responsables de la conférence que je connais bien. Mine de rien, il a indiqué que M. Harper ne pourrait pas participer au panel, car il ne connaissait pas bien les enjeux sur la table (Rien de moins que les Objectifs du Millénaire pour le Développement, formulé par l’ONU au tournant du millénaire)!!! Il disait que M. Harper serait embarassé de répondre aux questions des journalistes.
J’avais tellement rit à l’époque, en pensant que ce gars là désirait, dans ses rêves les plus fous, devenir premier ministre.
Gulp, je ris moins, et peu jaune maintenant.
Le plus frustrant dans tout cela, c’est l’hypocrisie et la manipulation du gouvernement pour faire passer certaines choses pour d’autres. Josée Verner, député de Louis-St-Laurent, tisse de beaux liens entre la coopération internationale et les missions militaires. Les deux ne vont pas necessairement de paire… Le plus outrant, c’est que la Ministre fait passer ses budgets d’intervention militaire comme étant des projets de coopération internationale, dit de développement…

