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Mon histoire d’amour avec Steve Harper

En 2005, lors d’un évènement national de Droits et Démocratie, réunissant la crème internationale en Droits Humains et en Environnement, j’ai eu ma première expérience directe avec les Conservateurs.

Depuis la fin du dernier règne sous Brian Mulroney, les Conservateurs m’étaient toujours apparus comme des Red-Necks inoffensifs. Fantasmant de pouvoir, du haut de la Tour de Babel cléricale, ils observaient le grand frère américain triompher dans son exploit d’aveuglement d’une nation entière.

Donc, en 2005, dans le cadre de la conférence internationale sur les Objectifs du Millénaire, un des panels était consacré aux acteurs politiques canadiens. Duceppe, Layton, un ténor Libéral qui m’échappe étaient présent. Mais où est donc le représentant Conservateur? Peu de temps avant le début du panel, l’attaché du député Harper, qui siégeait à l’opposition à l’époque, a appelé un des responsables de la conférence que je connais bien. Mine de rien, il a indiqué que M. Harper ne pourrait pas participer au panel, car il ne connaissait pas bien les enjeux sur la table (Rien de moins que les Objectifs du Millénaire pour le Développement, formulé par l’ONU au tournant du millénaire)!!! Il disait que M. Harper serait embarassé de répondre aux questions des journalistes.

J’avais tellement rit à l’époque, en pensant que ce gars là désirait, dans ses rêves les plus fous, devenir premier ministre.

Gulp, je ris moins, et peu jaune maintenant.

Le plus frustrant dans tout cela, c’est l’hypocrisie et la manipulation du gouvernement pour faire passer certaines choses pour d’autres. Josée Verner, député de Louis-St-Laurent, tisse de beaux liens entre la coopération internationale et les missions militaires. Les deux ne vont pas necessairement de paire… Le plus outrant, c’est que la Ministre fait passer ses budgets d’intervention militaire comme étant des projets de coopération internationale, dit de développement…

Ratatat, j’adore.

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Une nuit + Des bagels = Des photos

La plupart du temps, je ne sais foutrement pas ce que je fais. But it makes fun…

Viaduc Rosemont

Parc Van Horne

Ciel de canicule


Donner

Des mendiants, on en voit des dizaines par semaine. Il n’est pas possible (surtout pour les étudiants fauchés dans mon genre) de donner à tous le monde. Comment choisir?

Donnez-vous?

Depuis hier, je suis membre du Sierra Club. Wouhou me direz-vous. Hé bien, je me dis que ma jobine me procure un peu plus d’argent, je devrais en conséquence plus donner. Je suis membres depuis quelques années de Greenpeace et de Médecins Sans Frontières.

Quelques années avant les évènements du 11 septembre, les dirigeants des plus grandes puissances mondiales s’engageaient à contribuer à 0.7% de leur PIB en aide internationale. Des années plus tard, les choses ont changé. Pour la première fois depuis des décennies, le Canada est en guerre. Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’on est en guerre contre un principe, une idéologie. Malheureusement, une idéologie, ça ne possède de passeport, ça n’a pas de porte-parole.

L’an passé, je rencontrais 5 ministres afghans. Une des pires mascarade de ma vie. Ces gens là n’étaient pas afghans pour deux sous. L’un d’entre eux parlait probablement mieux français que moi. La guerre en Afghanistan est légitimisée par un gouvernement bidon, qui ne gouverne pas grand chose à part la ville de Kaboul, et encore. Le régime des Talibans n’est pas mieux, me direz-vous. Sauf qu’aucune « Blitzkrieg » pour la démocratie ne rencontrera de succès, la démocratie ne s’impose pas, elle se développe. Et ça prendra des décennies en Afghanistan, si on peut changer la stratégie dès maintenant.

Fin de la parenthèse: Radio-Canada, que je respecte fortement à l’habitude, me fait vomir. Au moins 2 heures de temps d’antenne est réservé à la mission en Afghanistan. Simple coïncidence? Je ne crois pas. Je travaille dans une compagnie fédérale, et je sais que les ordres peuvent pleuvoir de très haut. Et on n’a pas le choix. Autant de temps d’antenne était réservé au Rwanda et à la Bosnie (des missions de paix, approuvées du public, Québec inclus)? Non.

Pour revenir aux dons, je me suis dit que si mon pays me fait honte en ne parlant jamais des Objectifs du Millénaire (alors que l’Europe soit au diapason depuis des années), et que le Canada figure bon dernier avec les États-Unis, en terme de formulation d’un échéancier pour la contribution à l’aide internationale.

Comme l’a dit Ed Broadbent: Aid is not charity, it’s an obligation. Voir ici un article que j’ai écrit à l’époque.

Donc, à l’instar de mon pays, je m’engage à donner au moins 0.7% de mon salaire…

Back to business

Ce midi, je rencontrais Ilona Dougherty.

Originaire du Yukon, elle a été pendant plusieurs années militante écologiste. Il y a trois ans et demi, elle fondait apathy is boring avec deux de ses amis. Après avoir constaté (avec raison) que les gouvernements et les organismes voulant soliciter les jeunes n’y arrivent que très mal, ils ont décidé de fonder cette ONG.

Plateforme multiple, où les arts, la mode, la politque et la sensibilisation cohabitent harmonieusement, la petite ONG de Montréal se
porte plutôt bien.

L’autre jour, alors que je fréquentais un point chaud de mon bureau (lire ici: la photocopieuse) qu’elle ne fût pas ma surprise de voir une demande de commandite de Apathy traînant sur la table.

Ils me demandent d’être sur leur conseil d’administration. Ça me ferait plaisir, je sens que j’ai des choses à offrir et à recevoir dans cette aventure…

Aussi, ça contribuera à me brasser un peu, à un point où je trouve que je ne fais pas grand chose pour les autres.

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