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La crise expliquée

Il est souvent question du rôle des PCAA (papiers commerciaux adossés à des actifs) dans le contexte du ralentissement économique aux États-Unis, il s’avère donc utile de se remémorer les événements responsables de ce qui menace à présent l’économie américaine et potentiellement mondiale.

Les marchés sont basés sur la confiance entre les acteurs. Au cours de l’année 2007, la confiance mutuelle a définitivement été ébranlée au point où la panique s’est installée, des petits épargnants à l’immuable Fed américaine. Tout a démarré à l’automne 2006 alors que la marché de la construction était à bout de souffle, et que peu à peu, le prix des maisons s’est mis à dégringoler. Au même moment, un nombre historique d’individus aux États-Unis se trouvaient dans une situation financière ne leur permettant plus de verser leurs paiements hypothécaires. Ce dernier phénomène est explicable par le fait que le marché largement dérèglementé de l’hypothécaire attirait des clients avec des stratagèmes allant de taux d’intérêts faibles au départ avec une révision subséquente à des taux beaucoup plus élevés, à des formules basées sur des mensualité où l’on doit seulement verser les intérêts ou des hypothèques s’échelonnant sur 45 ans.

Bien évidemment, pour chaque emprunteur, il doit y avoir un prêteur. Dans une optique de sécurisation, les mécanisme financiers visent à diversifier les risques et à répartir les prêts en petites portions. Ainsi, pour le vaste marché des prêts hypothécaires aux États-Unis, les conséquences sont difficilement mesurables étant donné que les hypothèques ont été transigé sur les marchés sous la forme de papier commercial, auquel on a fixé un « note » relative au risque qu’il comporte. La valeur du marché des hypothèques à haut risque représente aux États-Unis 1,3 billion de dollars, et 21% de ce montant concerne les hypothèques en défaut de paiement ou en processus de faillite. Ce pourcentage était évalué à 16% en octobre 2007, soit déjà trois fois ce qu’il était en 2005. Étant donné que les agences de cotation qui attribuent ces notes ne s’attendait pas à un tel phénomène, des cotes de risque trop élevées avaient été attribuées à ce dettes. Ceci explique donc le fait que de grands groupes tel que Transat, Citigroup et CIBC ont du radier plusieurs milliards de dollar d’actif.

Quel est le lien avec le ralentissement économique que les plus pessimistes voient comme une menace à l’économie globale? Simplement, étant donné que les consommateurs n’ont plus d’argent pour rembourser leur maison et que les banques resserrent leurs termes d’emprunt, les particuliers consomment moins. Or, un récent événement a fait sourciller plusieurs observateurs; La Fed américaine a abaissé le taux directeur de 75 points de base à un moment inattendu, dans le but de calmer les marchés financiers, de relancer l’économie et encourager les consommateurs à faire rouler l’économie. Ainsi, le grand protecteur vient, après avoir massivement injecté des liquidités dans le système, porter le message que le fait que l’endettement massif ne pose pas de problème réel. En 2006, on annonçait que le taux d’épargne aux États-Unis atteignait le creux record de -0,5% du revenu total après impôt, un record datant de 1933, peu après la grande crise…