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Driftin’ along

Les derniers temps m’ont grandement fait penser au grand calme qui accompagne uu voilier sans vent, au beau milieu du calme plat. C’est déceidemment une excellente chose pour moi de sortir de Borlänge réguliêrement, question de demeurer sain d’esprit. Les jours de noirceur défilent un à un, nous rapprochant de ce maudit soltisce d’hiver.

Le temps est déjà venu pour beaucoup d’étudiants étrangers de quitter pour de bon Borlänge. Bien que je n’aie pas prit le temps comme tel de faire connaissance avec une tonne de gens comme j’ai eu l’occasion de le faire en Russie, mais je prends ces départs avec une relative indifférence. La raison derrière cela est probablement le fait que je n’ai aucune idée quand est-ce que je reviendrai en terre québécoise, ce qui me laisse plutôt loin des réflexions nostalgiques.

Je suis bien déçu du fait que je n’ai pas eu la chance de connaître personellement au moins suédois. Peuple du Nord, ils sont difficiles d’accès, du moins si on veut aller au coeur des choses. Il y a bien un ami, Fredrik, qui soit Suédois, mais il demeure que cela ne me permet pas d’entrer en contact avec les Suédois en général, et de manière plus importante, de les comprendre. Tout comme les Allemands du Nord, ils sont courtoits mais sans plus. Pas de crémage. Donc, afin de passer l’étape du « Hej, hej », cela nécissite une bonne dose de patience et/ou des intérets communs marqués avec la personne.

J’écris actuellement de l’aéroport de Skavsta, judicieusement appelé Stockholm airport, même s’il est situé à une heure et demi de Stockholm. Pour de sombres raisons logisitiques, je dois passer la nuit à l’aéroport malgré le fait que mon vol n’est qu’à 12.40. Cela me donne la chance de jaser avec un très bizzare ingénieur espagnol au chaussure de course très blanche et aux idées très arrêtées, ainsi qu’avec un peintre surnomé Albert, soit un letton d’environ 40 ans qui réalise une échange étudiant en France. Il me raconte que son ami est mort du SIDA. C’est triste que je lui dit. Il me répond qu’il n’est pas mort du SIDA en fait. « Ah oui? » fis-je. Il me répond que son ami savait qu’il avait le SIDA mais qu’il a préféré mourir d’une overdose. « … » fis-je, avec toute l’expression que mon front est capable de communiquer. Non mais, tu réponds quoi à ça, toi?

Donc, dans quelques heures, je serai de retour en Allemagne. Un petit saut de 5 jours dans la famille avec qui je garde d’excellents contacts. L’occasion de faire le plein de biscuits, de canard de Noël, de schnapps et … d’amour!

Anna est partie vendredi pour la Finlande, me laissant seul avec mon examen d’économétrie. Ne savant pas quoi faire de mes 13 doigts, et profitant du fait rarissime que la lumière était de la partie, j’ai ressortit mon appareil photo des boules à mites et je suis partit à la recherche du côté brillant de ma petite ville. Pas facile, quand ce que tu aimes photographier c’est l’architecture, l’absurdité, le sinistre (dans un esprit de constructivisme, bien entendu) et les gens. Ma ville est un peu édulcorée, sans goût marqué. Mais bon, voilà ce que ça donne!

Je me reconnecte d’ici Noël, c’est promis!

Chronique Canadienne

Le fait de vivre en Suède ne me guérira définitivement pas de ma douce maladie: news-junkie.

Ma première semaine du haut de mes 23 ans a été prolifique, au Canada du moins. Une coalition Rouge-Bleu-Orange, bref les désunis Anti-Harper, ont failli renverser le gouvernement.

À force de lire les articles du ROC et tout ce qu’il y a de conservateur dans notre beau pays, je me souviens pourquoi est-ce qu’il y a autant de souverainistes dans la belle province. Les paroles douces de Harper au cours des dernières années, qui ont réussis à faire mordre des gros poissons comme la Beauce et la région de Québec, se sont vite envolées cette semaine. Les mots « separatists » and « quebecers » n’avaient plus rien de doux, ils étaient plein de mépris et d’arrogance, comme on connait les héritiers de Manning. La reconnaissance de la Nation, le siège à l’Unesco, tout ça c’est du vent. Quand on commence à parler démocraties, droits humains, concept de société, on frappe un gros noeud. Les Albertains nous prennent pour des bébés gâtés. Avant le boom pétrolier de la province, c’était qui les bébés gâtés? Avec un baril de pétrole à 44$, qui va se pavaner en toute arrogance?

Plutôt que de faire ce que l’on doit faire un période de récession, créer des emplois et investir, les Torries ont préféré mettre de l’avant leur damnée idéologie partisane. Le fait qu’ils aient envoyé des lettres aux détenteurs d’arme à feu m’a fait tomber en bas de ma chaise. Dans quel pays vivons-nous? Est-ce qu’on a déplacé la frontière avec les É-U vers le Nord pendant mon sommeil? Tout cela est plus que ridicule.

Parlant de ridicule, Dion rivalise avec Harper. Harper, accroché à son pouvoir, martelle depuis le début de la semaine que les Canadiens n’ont pas voté pour ce gouvernement de coalition. Si je vote NPD, sachant clairement qu’ils ne seront pas majoritaires, est-ce que cela veut dire que je veux nécessairement qu’ils forment l’opposition? Si les Conservateurs forment une minorité, alors tout le reste ensemble représente la majorité du Canada, non? Dion, quant à lui, est aussi désespérément accroché à son petit bout de pouvoir. Ce nerd qui rêve d’être premier ministre depuis sa tendre enfance sera potentiellement promu premier ministre pour quelques mois. Quelle crédibilité aura-t-il? Autant que Kim Campbell?

Personellement, pour avoir vécu en Allemagne où la coalition Jaune-Vert-Bleu fonctionne, je crois en ce projet. Je crois en la democratie, et si les 3 partis sont assez matures pour travailler vers un compromis, vers un consensus, cela fonctionnera. Et pour ceux qui ont peur que les gens du Bloc ne marchandent tout le temps, j’ai des petites nouvelles pour eux. Qui serait assez fou pour parler de souveraineté pendant la pire crise financière en 70 ans? Comment le Québec pourrait-il survivre? Cela relèverait de l’absurde. Le Bloc est là avant tout pour défendre les intérêts des Québecois, puis pour la Souveraineté.