L’autre soir, il était presque minuit, Franco, Anna et moi étions dans un parc à Stockholm. Je m’apperçois que j’avais un appel manqué d’un numéro fixe à Stockholm. Anne et Franco m’incitent à rappeller, chose que je n’ai vraiment pas l’habitude de faire.
Mysterious person: Hallo?
JPDL: You tried to called me at 11.15PM. What is the matter?
M.P.: Humm. Who are you?
JPDL: I’m JP, and you? Who are you? What do you want?
M.P.: I am a man in Stockholm. I am looking for a boy.
JPDL: Oh.. I believe it’s a mistake, I am not interested…
Je bloque le micro de mon téléphone avec ma main et je dis rapidement à Anna et Franco ce qui se passe. Ils croient que c’est une blague.
JPDL: Is this a joke? I really don’t get it. How did you get my number?
M.P.: Humm well… I don’t know. Sorry if my english is bad. So, I am a guy in Bromma (Stockholm), I am looking for a boy tonight, are you interested?
JPDL: Hell no! I am not interested at all, I am not so much into guys anyways…
M.P.: OK, good bye.
Une vérification dans le bottin donne Bromma Kakelugnsmakeri pour le numéro de cet énergumène mangeur de ptit gars. C’est un fabricant de poêles.
Donc, petits garçons de ce monde, méfiez vous des fabricants de poêles.
Les Suédois ont l’air efféminés Pas dans le sens « Gay ol’ time », mais bien dans le sens de moumoune. Ce n’est certainement pas le cas de tous les gars, mais je n’ai jamais vu autant de gars avec de l’auto-bronzant et du fond de teint.
Une note d’auto-dérision: Ma blonde me dit que c’est bien beau les puffy shirts et autres housses à Barbecue, mais ici c’est l’Europe, et on ne s’habille pas en bonhomme carnaval. Avant de la rencontrer, je ne savais pas exactement ce qu’était un cardigan. Maintenant, en plus de savoir c’est quoi, j’en possède trois! Je ne suis toutefois pas rendu au niveau suédois de moumounerie, mais je dois admettre que j’apprécie que ma peau soit douce grâce a ces petites merveilles de crème pour hommes.
Pour ce qui est des filles… elles sont très belles, je l’admets. Les Finlandaises n’ont toutefois rien à envier à ces-dernières…
Pour les gars:
Source: finest.se
Deux clips humoristiques (partie 1 et 2), diffusé aux États-Unis face aux changements effectués par l’administration Obama.
Is America becoming like Sweden?!?
Le compte à rebours est officiellement en marche. Plus que deux semaines et je serai de retour au Québec. J’ai ce sentiment bizzare qui m’a déjà envahi par le passé: Après avoir vécu dans un certain pays pour un moment, je ne suis ni Suédois, mais un peu moins Québécois (ou Canadien, selon vos orientations). Ca me tue vraiment de chercher mes mots en francais. Je peux passer une semaine sans parler francais… Montréal me fera du bien. Les bagels, les micro-brasseries, le vélo sous les grands arbres du Parc Lafontaine.
Le soleil brille près de 20 heures par jour maintenant… Je n’ai donc aucune raison de ne pas prendre de photos. Je m’amuse
Je planifie donc de me départir de ma Rebel XTi (ESO 400D) et de quelques accessoires. Les interessés peuvent me contacter à email (arobas) jeanpdl.com . Je compte acquérir un bel appareil, la Canon EOS 50D. Plus gros, meilleur en plusieurs points, je crois apprécier suffisament la photo pour investir la différence.
Autrement, un beau blog que j’ai eu la chance de découvrir. Le New York Times, malgré les temps durs pour les médias traditionnels, publie le blog Lens. Il s’agit d’une couverture photojournalistique sous forme de nouveaux médias. Ça vaut le détour.
Voici un petit guide de mes adresses favorites en ce qui concerne les caméras:
Alfred Klomp, 25 ans, designer industriel proabablement un peu autiste. Caméras antiques, boutons estoniens, téléphones hollandais et autres objets soviétiques
Karen Nakamura, Americano-japonnaise. Geek-anthropologue fervente de caméras antiques.
Pour tout ce qui concerne les appareils numériques canon: The Digital Picture est une ressource sans égal.
J’ai eu jusqu’à maintenant l’habitude de vanter les forces de la société suédoise. Pas cette fois.
J’ai été engagé il y a deux mois à l’université.J’occupe les fonctions d’un amanuensis. Ne sachant pas de quoi il était question, Wikipédia m’informait à ce sujet:
The word originated in ancient Rome, for a slave at his master’s personal service ‘within hand reach’, performing any command; later it was specifically applied to an intimately trusted servant (often a freedman) acting as a personal secretary.
Donc, l’avenir m’est prometteur en Suède!
Blague à part, je me plaît bien dans mes nouvelles fonctions. Je suis en fait teaching assistant, j’enseignerai donc Microéconomie B à l’automne (pour les labs). Je travaille pour mon département (Économie), mais aussi pour d’autres: Computer Science, Statistiques et Tourisme. Ça me fait pas mal de job…
Mon nouveau travail me permet de comprendre un peu plus le fonctionnement du système universitaire suédois. Accès universel (immigrants inclus), nombreuses facultés, programme variés, le système à ses forces. C’est le deuxième système le mieux financé, en termes de pourcentage du PIB dédié aux universités (financemnet public et privé confondus), derrière les États-Unis. Si on regarde seulement les dépenses gouvernementales en éducation supérieure, c’est le grand champion mondial. Comment est-ce que les contribuables suédois peuvent supporter un tel système? Quelles sont les conséquences d’un tel système? Ce sont là les questions que je me posais à mon arrivée. J’y vois maintenant un peu plus clair.
L’état providence dans son état actuel a été installé il y a plus ed quarante ans. Ainsi, la grande majorité de la population n’a pas pris part au débat de société qui a mené au modèle actuel. En fait, le système est tel que tous et chacun font mine d’ignorer que le financement de ces universités provient directement de leurs propres poches. Je m’explique: Le système de financement des universités a été conçu afin de ne pas avantager les grandes institutions par rapport aux plus petites, comme celle ou j’étudie. Le financement est effectué par étudiant admis. Ce ne rien de nouveau, car il en est de même au Québec. Ce qui m’apparait fort étrange, c’est que le financement interne des universités depend du même fonctionnement. Ainsi, les coordonateurs de programme font des pieds et des mains afin d’attirer davantage d’étudiants dans certains cours, afin de bénéficier de plus de financement. On assiste donc à une forme de cannibalisme inter-départemental pour s’accaparer les étudiants d’échange. Aussi, je crois avoir compris que le financement dépend également du nombre d’étudiants qui réussisent un cours. Parfois la barre est donc abaissée, pour des raisons de financement. Le nombre effarant d’étudiants chinois est également explicable: les départements ont conclu de ententes avec des universités chinoises afin de garantir une vingtaine d’étudiants chinois dans chaque programme, assurant ainsi le financement à long-terme des départements. L’emphase n’est donc pas mise sur la qualité de l’enseignement, mais sur la quantité d’étudiants.
Il est compréhensible que les coordonateurs de programme soient pris au milieu d’un dilemme. D’une part, ils doivent assurer le financement de leurs départements, et de l’autre, ils doivent en assurer la qualité.
Le système a besoin de reforme, afin d’attirer moins d’étudiants, mais de meilleure qualité en général. Les payeurs de taxe suédois ont mis en place un gouvernement plus à droite récemment, et leur ont confié un agenda. Il reste à voir ce qu’il feront de cette boîte de pandore.
S’il y a un aspect qui distingue la Suède et ma région, c’est bien le plaisir d’être dehors, au coeur de la nature.
C’est pas bien différent de la campagne québécoise, bien que le fait d’aller à l’université à quelques minutes de lacs et rivières (où on y nage) est pour moi bien unique.
Une belle journée à dévaler les pentes, à suer à les remonter sur nos montures bien peu technologiques. En silence, on sentait l’air déjà chaud contre notre visage et les rayons du soleil si longuement attendus. Autant comme l’hiver est noir et gris, l’été suédois semble merveilleux.