Recevez mes mises à jour!

Entrez votre courriel:

Yellow like the sun

Petite escapade en compagnie de la grande Anick. Spécialement évadée du Canada et de sa routine Montréalaise, mon ancienne collègue et bonne amie a fait escale dans me petit coin de pays le temps d’échanger quelques bières et plus d’un rire.

Après plusieurs semaines de travail qui m’ont tenu bien occupé, j’étais bien content de recevoir de la visite. C’était surtout absurde de parler « québécois » dans les allées de mon épicerie de tous les jours.

Nous avons passé une journée à Uppsala et une journée dans la reine des villes, Stockholm. Uppsala m’a beaucoup impressionné par son passé, par ses maisons parcourues de canalisation médiévales et par les pierres runiques dans les parcs. De longues balades commençaient tôt le matin, dès les premières rasades de café ingurgitées. Le soleil étant de la partie, nous n’avions pas besoin de grand chose de plus.

En me baladant avec Anick, je me suis rendu compte que la Suède était devenue ma nouvelle maison. Bizarre, tout de même, moi qui est demeure critique et persuadé que ma place est ailleurs, je me sens bien à chaque fois que je reviens à Borlänge…

Good times :)

Quand tu écoutes un audiobook de Stephen Hawkins pour t’endormir, tu fais des rêves bizzares…

Retour à la réalité donc pour moi. Ça a fait comme un grand vide, après une semaine aussi intense en Finlande. De retour célibataire dans cette ville chargée de souvenirs, en plus. Surtout que Borlänge est complètement déserte. Je connais environ 2-3 personnes dans toute la ville en ce moment… Mais ce n’est pas bien grave, car les nouveaux étudiants arrivent cette semaine. Et moi, je serai le weirdo de deuxième année qui se cherche des amis…

Il fait déjà très froid pour la mi-août. Dans la nuit d’hier, il a gelé! Moi qui espérait aller me baigner dans la rivière, ça attendra un autra tantôt.

Alicja, une amie allemande qui est demeurée tout l’été ici, me demandait ce que j’aimais de la Suède. J’ai d’abord pas su quoi répondre… Si j’avais vécu à Stockholm, j’aurais sans l’ombre d’un doute pu parler de la ville, de ce qui l’habite et de la scène culturelle. Mais ici, hummm, après un an, j’ai pas mal fait le tour. Ce n’est pas plus grave, j’ai toute la vie devant moi. Je suis jeune, mais j’ai assez vécu de choses pour savoir que tout peut arriver, alors je ne me laisse pas déprimer par une campagne un peu muette.

Une amie d’une de mes meilleures amies, Virginie, me demandait ce que je faisais là. C’est le Mont-Laurier de la Suède!

Je me considère toutefois chanceux. Chanceux de rencontrer tous ces gens de partout à travers le monde, chanceux de pouvoir comprendre les réalités sociétaires d’un tel model, chanceux de pouvoir enseigner à l’université en Europe. Et j’aimerais lever les voiles en Février, mais s’ils m’offrent un contrat que je ne peux refuser…

Et je pense étudier encore un peu plus. Probablement un spécialisation à l’intérieur de ma maîtrise. Helsinki School of Economics? Siiiiii! Tant de choix…

Goodbye Finland

Ce périple ne veut vraiment pas se terminer. Ma nuit a été horriblement courte, interrompu par des rêves étranges, des ronflements de ronds finlandais, des aboiements de chien et des ronronnement de moteur de traversier. J’ai vraiment mal partout! Mais c’est tout ce que je mérite, après avoir cumulé une collection d’excès.

Les derniers temps m’ont fait réfléchir. Mon nouveau célibat ne s’annonçait pas facile, avec mon coeur en peine. Mais mes amies, amis, parents et tous ces inconnus qui ont croisé ma route ont su me remonter le moral. J’ai même passé pour un extra-terrestre à plusieurs reprises à Helsinki, alors qu’on m’informait de mon exaltation quasi sans borne. Tellement de gens m’ont dit de belles choses sur la personne que je suis au cours des dernières semaines, j’ai peine à y croire. Je suis si choyé d’être ainsi entouré! Et je crois récolter le fruit d’un amour pour ceux qui m’entourent, en voyant la plaisir incroyable que j’ai avec ces gens. Mes voyages me donnent espoir, me font croire en la vie et en toutes ces chances qui se cachent sous les cailloux. Et en plus, je n’ai pas besoin de voyager pour en avoir la certitude…

Ce sera donc un retour à la réalité pour moi. En fait, à cause des derniers événements (traversier), je manque ma première journée de retour au travail. Bravo champion! Mais je suis certain que ma petite routine saura bien me traiter…

VIVE LA VIE!

Like in the summer of 69

I’m on a highway to Hell

Ouf! Quel marathon! Je ne sais pas vraiment par où commencer.

Ce fût un au revoir chargé d’émotions, alors que Maiju et Tommi sont gentiment venu me reconduire au traversier. Oui, le traversier. J’ai comme on dit, manqué mon avion pour le retour. Hahaha, comme c’est ridicule. Disons que le fait d’additionner retrouvailles avec amis finlandais et vol à 9h30 un dimanche matin n’était pas très brillant de ma part. Mais j’ai eu TELLEMENT de plaisir, c’est dur à croire. Hier, autre journée splendide: Super brunch de ma conception accompagné de vin blanc (!), retrouvaille avec une amie crackpot Anna Merenkova, après-midi sur un cap de roche d’une île près du centre-ville, nous avons ensuite pris le temps de regarder se coucher le soleil. Mon ami Keke, un australien vivant en Finlande, avait organisé un beach party sur une plage d’Helsinki. C’était si splendide! Après plusieurs rocambolesques événement dont je tairai les détails, j’étais complètement perdu à Helsinki. Tommi est venu me rejoindre en taxi, et on a discuter longuement avec des gens qui avait eu l’amabilité de m’indiquer comment je pouvais mon ami. J’étais Rémi sans famille…

Puis, en traversant la rue, Tommi a remarqué que la personne qui traversait en même temps que nous portait une broche désignée par un de ses amis. Il n’en fallait pas plus… Nous nous sommes mis à jaser, puis Tommi l’a invité à prendre un dernier verre avec nous. Nous sommes passé chez elle, dans un immeuble fantastique bâti avec tellement de soin dans un style années 40. Une fois rentré chez Tommi, le soleil se manifestait déjà clairement. Le temps de siroter nos drinks, il était environ 7 heures du matin, et la fatigue se faisait ressentir. Je me suis donc étendu sur le plancher, mais un peu trop longuement… Tommi dormait sur son lit, Elina Mörkö (notre nouvelle amie) dormait sagement sur le divan et moi sur le plancher. Et tout ce beau monde était si heureux! En me rendant compte que j’allais manquer mon vol, j’ai appelé ma fantastique amie Jenni qui travaille pour la compagnie de traversier, Silja-Tallink. Et elle m’a sauvé! Pour un prix absolument ridicule, je passe du bon temps en partageant ma cabine avec trois autre gros bonshommes. Et encore, je rencontre des gens merveilleux, prenez Nina en exemple. Je m’entends vraiment facilement avec les finlandais, c’en est presque étrange. Tommi et moi pourrions être des frères, à voir notre wicked sense of humor et la montagne d’intérêts communs qui nous unis.

Cette semaine, j’ai:

  • Rencontré un haut fonctionnaire du ministère des finances a qui j’ai fait croire que je suis polonais

  • Cassé un verre

  • Acheté des objets design, hahaha!

  • Volé un poster de Kraftwerk (pas vraiment volé, mais quand même)

  • Été mis dehors d’un bar alors que je cherchais Tommi

  • Rencontré une supermodel australienne débordant de charme(s)

  • Marrié Elina Mörkö

  • Mangé des tonnes de Karelia pies et un makkaraperunat

  • Fait un pâté chinois

  • Acheté, et savament vidé beaucoup trop de bouteilles

  • Des équimoses sur les jambes, une plaie sur l’épaule et des cicatrices sur le bras, sans savoir ni comment ni pourquoi.

  • Fait beaucoup de farces

  • Acheté un LP de Kraftwerk à Tommi

  • Fait plus de 50km de vélo

  • Visité aucun musée

  • Manqué un avion

Comme c’est fantastique, pas vrai?

Merci à tous ceux que j’ai vu, nouveaux ou anciens amis! Merci à toi Tommi, Maiju, Liisi, Liisa, Elina, Pyry, Keke, Timi, Riku, Jenni, Anna. Merci à ceux qui m’ont aidé, avec qui j’ai croisé le regard, qui m’ont fait rire. Et merci à toutes ces finlandaises d’être aussi belles!

Until next time…

Day 4: Le plaisir continue…

Je me réveille le sourire aux lèvres. Tommi me dit: Everybody loves you here, man. C’est Ô combien réciproque. Ils sont merveilleux.