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Thunderstasche @ Il Motore

Parfait soirée en compagnie de Our Friend and the Spiders. Ils lancaient leur premier album éponyme au Il Motore dans un grand élan de sérieux et de rock. La foule était au rendez-vous et ils nous ont livré une performance à la hauteur des éloges qui leur ont été octroyés.

Leur musique a gagné en maturité et en personnalité, apportant ainsi leur touche unique à leur style qu’ils qualifient de bilingual forest rock. En plus, ils jouent dans de bien meilleurs salles et leur public féminin a gagné en nombre et en charme.

On a fini la soirée au Miss Villeray, ancien resto de hot-dog tout près d’où Sébastien et moi habitions. Endroit fort agréable et débranché du plateau, nous y avons passé une belle soirée. Le tout s’est conclu par des Villeray-siens fâchés qui nous balançaient des insultes depuis leur balcon tranquille. Sébastien et Sophie n’allaient pas en rester là…

Back to the basics

Superbe week-end entre amis au chalet. Pastis, amis merveilleux et soleil radieux étaient au rendez-vous. I want some more!

Suite et fin.

Après avoir pédalé fort pour se rendre à Rivière-du-Loup, ma cheville faisait un peu mal, mais je me disais que c’était normal après avoir roulé 500km. La situation ne s’améliorant pas, j’ai décidé de prendre une journée de repos à Rivière-du-Loup, question de reposer ma petite patte. J’ai déjà eu la chance de visiter l’auberge de Rivière-du-Loup il y a quelques années, j’en gardais un très bon souvenir. Les choses n’ont pas changé! Cet endroit dégage une ambiance agréable, toujours emplie de gens heureux, employant de jeunes gens fort sympathiques. La bonhommie du Bas du Fleuve habite cet endroit, où tout le monde discute amicalement et échange des conseils de voyage.

J’ai eu la chance de rencontrer plus personellement la majeure partie du staff de l’auberge: Jona et Camille de Belgique, Martin des Alpes Française et Roselyne de Toronto. Un peu de vélo (pas super pour mon rétablissement de jambe, mais bon), du pastis bien frais et des éclats de rire à profusion, la rencontre fut fort agréable. Ils m’ont même fait goûter au night life de Rivière-du-Loup!

Voyant que mon talon d’Achille ne s’améliorait pas (un bonne bosse m’élançait entre le mollet et le tendon et de craquement se font entendre quand je le déplace, je suspecte une myotendinite), malgré les crèmes et anti-inflammatoires, je commençait à me résigner et à penser que les 100km qui me séparaient de Rimouski seraient ardus. Comme Jona et Camille disposaient de 2 jours de congé et d’un envie terrible pour bouger, ils avaient décidé de descendre à Québec dans leur rutilante Lumina Van 1995. Ils m’ont offert une ride jusqu’en basse ville de la capitale, offre à laquelle j’ai réfléchis toute la nuit et que j’ai finalement accepté. Avec du Offspring dans le tapis, nous sommes descendu à Québec sous un soleil canadien. Je n’était pas si déçu de déjà revenir, car le voyage avait eu le temps d’être touchant, spectaculaire et reposant. J’ai gouté au soleil, à la pluie, respiré l’air salin et rencontré des gens chaleureux. C’est tout ce que je voulais.

Ce que je recherchais (Day 5)

Distance: 95,6 km
Temps:
Vitesse moyenne: 28km/h

Petit matin avec un soleil timide à St-Jean-Port-joly, ne laissant toutefois pas présager du beau temps: les vents en altitude sont si forts que la température change radicalement d’heure en heure. Le soleil ne fait souvent que passer, laissant sa place aux lourds nuages gris que le ciel emporte depuis l’autre rive du grand St-Laurent.

Pour une deuxième journée, j’ai roulé avec Bruno. Il a tellement de jasette que je me demande si son vélo n’est pas propulsé par la parole. Il est de bonne compagnie et c’est souvent pratique de partager. Il continuera sa route vers Trois-Pistole, alors que je soignerai un talon d’achille mal en point. Une belle journée sous le soleil à compter les vagues et chantonner des bribes de chansons de Felix Leclerc ou Richard Desjardins, pourquoi pas?

La dernière section que nous avons effectuée était absolument splendide, malgré l’incessante pluie. Telle une passagère clandestine qui s’est invitée dans mon périple, j’apprends à l’apprécier plutôt que de perdre mon temps à pester contre elle. À vrai dire, la pluie est devenue une partie intégrante de mon voyage auquel je ne porte plus vraiment attention. Le soleil me semble toujours un peu éphémère, mais je déguste pleinement ses chauds rayons.

Kamouraska a frappé à la porte de mon cœur, avec sa petit côte de la rue Morel, entassée entre les rosiers sauvages, les caps de roche usés et les chaumières pleines d’histoires. Dans une belle mélancholie, le ciel embué laissait fondre un paysage dégarni où la marée avait abandonné quelques voiliers. Enfin, je pouvais respirer cet air salin, celui qui évoque tant de souvenirs chers de mon Charlevoix adoré.

Mon coup de cœur de la journée va à la micro-brasserie Breughel à St-André de Kamouraska. Une famille partage leur maison ancestrale entre la fabrication de bière artisanale et leur demeure. Ils nous ont accueillent dans la cuisine d’été, nous explicant avec amour la passion qui les anime et leurs projets qui les a amenés du Sénégal jusqu’à l’île D’Orléans. J’ai goûté un brune forte pouvant se mesurer sans problème aux Duvel de ce monde. Un incontournable que le vélo m’a permis de découvrir. Disons qu’il fût difficile de rembarquer sur le vélo après 100km, deux bières et une inflammation musculaire…

Dans le bas du fleuve… (Day 4)

St-jean Port Joly 21h37

Distance: 86 km *
Temps: 3h14 *
Vitesse moyenne: 26.8 km/h
*: probablement 10 km de plus…

Après un si bon repos chez Karin et Martin, avec un peu d’aide du pharmacien qui m’a donné du Voltaren (fantastique soit dit-en passant), j’étais faim prêt à affronter les pentes de la rive-sud du St-Laurent. J’ai tôt fait de rencontrer Bruno, éducateur spécialisé à Montréal et mordu de vélo sur le traversier de Lévis, maid nous nous sommes laissé aussitôt. Ce n’est qu’à Beaumont qu’il m’a retrouvé, alors que je m’affairais à changer une malheureuse crevaison. Nous avons ensuite roulé à fond de train, flirtant avec les 60km/h et en forçant fort dans les montées. La pluie était évidemment de la partie, ce qui n’a toutefois pas su nous ralentir.

J’ai même retrouvé mes petits gars de PAT en chemin. je trouve ça bien brave de se réaliser ainsi.

St.-Jean est un village majestueux, avec comme première richesse le sang de ses gens si talentueux. Bruno et moi avons rencontré un forgeron artistique, tellement inspirant. il nous a tout montré, tout expliqué avec sa grosse voix pleine de chaleur.

Demain: rivière du loup!