I have been checking out when my favorite bands would be coming to Northern Europe, and I can’t be more disappointed! They are ALL going to Montréal, but nothing for me. Argh!
« [...] the highest perfection of intellectual nature lies in a careful and
constant pursuit of true and solid happiness. »
- John Locke, Essay Concerning Human Understanding (1693)
Comme quoi l’hédonisme peut sembler sérieux, à l’occasion. Sans tomber dans le dérive, j’aspire à mettre mes apréhensions de côté et de profiter de la vie. Je m’y retrouve, du moins.
Patrik et Lena sont venu souper à la maison. Patrik est allé pêcher l’écrevisse (crayfish) dans la rivière près de chez moi. Ce fût pour le moins une pêche miraculeuse… Il a du les garder 3 jours en vie dans la baignoire, au plus grand plaisir de ceux-ci. On les a apprêté à l’aneth sauvage et au porto, j’en suis encore repu 2 jours après.
Anna Järvinen, artiste suédo-finlandaise, et la chanson Kom Hem (Come home)
Bientôt de retour en Finlande pour la nuit des arts. Mon grand copain Tommi joue avec son band, The Caravaners, au beau milieu de la nuit. C’est comme un Montréal en Lumière finlandais.
Voici quelques photos de Pyry et son frère Vili de passage rapide en ville, entre deux compétitions d’orientering, en plus des clichés de notre soirée d’écrevisse…
J’aime les choses simples, bien que je semble faire dans le compliqué.
Aujourd’hui, après avoir passé la journée dans une université encore bien assoupie, il n’a falu que le temps de regonfler les pneus de ma bécane pour repartir manger les montagnes suédoises. J’ai beau chialer du fait que j’habite si loin des centres culturels suédois, que le seul journal nécessitant un brin de jugeotte qu’il est possible d’acheter ici est le Frankfurter Algemeine Zeitung (habituellement vieux d’une semaine), mais il ne demeure pas moins que la nature qui m’entoure est une vraie bénédiction. Le vélo procure un tel sentiment de liberté, en plus de l’adrénaline qui déferle à mesure que les bouleaux s’enchaînent. Je parle aux vaches, elles se retournent toutes, un peu surprise de se faire déranger par autre chose qu’un tracteur. Je m’étonne devant les petits valons sinueux, empruntés par personne, avec la grande route en aval qui laisse passer le menu trafic local. Je m’arrête pour sentir le chaud soleil de 5 heures, pour respirer l’air des foins, pour regarder ces deux vaches, cloche au cou, se chamailler sur un monticule de terre.
Retour, à reculons, mais paisible. L’été fût tellement intense que je me suis sentit un peu déchiré de repartir. Je me souviens de mon premier vol vers la Suède en 2008, je me sentais complètement déconnecté de mon corps. Or, cette fois les choses n’étaient pas si pire. Il est bien humain de réagir ainsi selon moi: un côté de l’océan synonyme de folies et de plaisir, et l’autre qui rime avec travail ardu et légère solitude.
Une chanson me fait particulièrement planner en ce moment… Rock with you de Seu Jorge & Almaz. Au plaisir!
Voici donc quelques photos (prises avec mon cellulaire!) de ma balade de soirée dans ma campagne Dalécarlienne…
Ces 2 mois se sont volatilisé à une vitesse inimaginable. À un tel point qu’il me semble avoir encore tellement de choses à faire, d’amis à rendre visite et de bouffées d’air de la mère patrie à inspirer.
J’ai vu le temps changer, des gros orages de juin à la rosée fraîche d’août, en passant par la canicule de juillet. J’ai écoulé mes petites économies et écumé les bars en compagnie de ces gars que j’adore. Il est maintenant temps de retourner aux choses sérieuses, les valises pleines d’émotion et de souvenirs. Je n’ai pas encore levé les voiles que je suis déjà nostalgique, oh-la-la…
La dernière fin de semaine fut monumentale. Un vendredi avec les copains, puis un samedi et dimanche pour raviver mes acouphènes à Osheaga. Quel festival fantastique! Le temps était au beau fixe, la musique vrombrissait et les amis étaient au rendez-vous. The National, Metric, Seu Jorge, Arcade Fire, Weezer, Snoop Dog (!), tout était parfait. À l’an prochain… Même Elena, sa soeur Alicia et son copain Konstantin sont descendus de leur Ouest Canadien pour venir assister au festival… Bonheur!