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Pain for Music Lovers

I have been checking out when my favorite bands would be coming to Northern Europe, and I can’t be more disappointed! They are ALL going to Montréal, but nothing for me. Argh!

Check it out!!

Pheonix – October 21st: CEPSUM

The xx – October 1st: Place des Arts (!!!)

Ratatat – September 7th – Metropolis

Misteur Valaire – October 20th: Metropolis

(Chilly) Gonzales – September 17th Pop Montréal

Gotan Project – September 29th Metropolis

Osheaga & Sign-off

Ces 2 mois se sont volatilisé à une vitesse inimaginable. À un tel point qu’il me semble avoir encore tellement de choses à faire, d’amis à rendre visite et de bouffées d’air de la mère patrie à inspirer.

J’ai vu le temps changer, des gros orages de juin à la rosée fraîche d’août, en passant par la canicule de juillet. J’ai écoulé mes petites économies et écumé les bars en compagnie de ces gars que j’adore. Il est maintenant temps de retourner aux choses sérieuses, les valises pleines d’émotion et de souvenirs. Je n’ai pas encore levé les voiles que je suis déjà nostalgique, oh-la-la…

La dernière fin de semaine fut monumentale. Un vendredi avec les copains, puis un samedi et dimanche pour raviver mes acouphènes à Osheaga. Quel festival fantastique! Le temps était  au beau fixe, la musique vrombrissait et les amis étaient au rendez-vous. The National, Metric, Seu Jorge, Arcade Fire, Weezer, Snoop Dog (!), tout était parfait. À l’an prochain… ;) Même Elena, sa soeur Alicia et son copain Konstantin sont descendus de leur Ouest Canadien pour venir assister au festival… Bonheur!

Les arbres

Je regardais les arbres chez mes parents, parsemés tout autour de la maison familiale. Je pouvais passer des heures à jouer dehors, à me faire « des cabanes », à bricoler des grills en branches pour m’imaginer que je faisait cuire des tranches de pommes. Ces arbres, je les connais. C’est là que je m’asseyais, à regarder les enfants se rendre à l’école, alors que je n’étais pas assez vieux pour y aller. Je les ai soigné alors qu’ils se remettaient difficilement du passage des excavatrices et autres machineries lourdes issues de la construction.

Je les regarde, fiers et droits, et ils sont littéralement devenus énormes. Des chênes, des érables rouges, à Giguère, ils sont partout et en voie de devenir des séquoias. Je les regardais, avec leur sagesse, et je réfléchissais. Je reconnais à peine les arbres que j’ai vu grandir, jour après jour.  Un peu à l’image de ma vie montréalaise décousue, je pars et je reviens, mais mon monde n’est pas comme ces arbres. Mes amis qui me sont si chers, je les revois, et rien ne change, malgré mon ingratitude vagabonde. Je ris à gorge déployée, je m’émerveille, ils m’allument.

Pour demeurer dans le thème arboricole, mes racines sont ici, et elles sont profondes. Le chapitre qui s’amorce dans ma vie sera, je l’espère, le dernier à me déraciner. That’s here where I belong.

Encore une petite semaine, et je serai dans l’aéronef qui me transportera vers mon pays d’adoption. Une grosse bouchée arrive, mais je ne me laisse pas abattre.

C’est juste si dur de se faire teaser par sa terre natale, et de repartir, juste quand ça commence à être le fun. Je me baladais cette semaine, tard la nuit, seul, dans Villeray. Probablement avec l’album de Misteur Valaire ou The National, à tue-tête. Et bon sang que je me sentais chez moi. Et il n’y a rien qui puisse égaler ça, le sentiment de se sentir chez soi.

Quelques photos de mon Montréal d’amour.

Love Montréal

Les grosses chaleurs se sont enfin calmées, pour laisser la place à ce beau temps typique du mois d’août, avec le vent chaud et les après-midi rêveurs.

Semaine chargée, avec le marathon des au-revoir, je cours comme un tête sans poule.

Samedi et dimanche, pur plaisir avec Osheaga. Yeah!

Quelques photos d’une escapade au Marché Jean-Talon avec Myriam, Serge et son superbe gite du passant ainsi qu’un souper entre vieux copains.

Le Ke-klown en chef

Les conservateurs ne cesseront de susciter en moi une vive colère.

Maxime Bernier, libertarien et ancien VP l’IEDM, pousse de petits cris stridents contre « les élites ».

À la lecture de la lettre d’opinion de Maxime Bernier dans La Presse, je ne peux qu’être épaté par son ignorance. En bon soldat, il rapporte les sottises méticuleusement concoctées au Privy Council. Le député Bernier, non-pas sans tache avec l’affaire Julie Couillard qui l’avait démis de ses fonctions de Ministre, soutient qu’il  » [n'est pas] justifié de forcer les gens à répondre à des questions importunes sous la menace d’une amende de 500$ ou d’une peine d’emprisonnement de trois mois ». Voilà donc pourquoi, selon lui, nous devrions faire un pas en arrière au point de vue méthodologique et changer le recensement en un questionnaire volontaire. Il évident qu’il ne comprend rien à la société ni à la science. Je serais curieux de connaître le nombre de personnes ayant effectivement reçu une telle sentence en vertu de cette loi. Il ne s’agit là qu’un d’un incitatif plutôt que d’une menace réelle. Si les policiers se mettaient à appliquer toutes les lois, même les plus désuètes (In Arizona, it is illegal for cowboys to walk through a hotel lobby wearing their spurs) ou farfelues (In New York City, it is illegal to open or close an umbrella in the presence of a horse), les coffres des municipalités seraient bien pleins et les policiers auraient beaucoup de pain sur la planche. Or, on demande au policier d’utiliser son jugement. C’est justement ce qui manque dramatiquement à Bernier et sa bande…

Un peu plus loin dans son texte, rédigé comme un composition ratée d’un étudiant du secondaire, il soutient que « Les entreprises et organisations qui souhaitent obtenir de telles données devraient payer elles-mêmes pour des enquêtes qui répondront à leurs besoins au lieu de s’en remettre au pouvoir de coercition du gouvernement pour les obtenir ». Voilà un autre pan de l’idéologie conservatrice, la fameuse « invisible hand » de Smith. Idéologie simpliste, dépassée et ridicule, on laisse « au marché » la tâche de déterminer ce que la société a de besoin, car les gens disposant d’un volonté suffisante pour justifier une certaine production fera en sorte que le marché produira la quantité optimale. C’est bien beau quand on prend un cours de Microéconomie de premier niveau et qu’on discute de pommes et de bananes, mais la vie, ça ne fonctionne pas comme ça. Les entreprises maximisent leurs profits, et rien d’autre. Or, quelle entreprise bénéficierait de disposer d’information sur la pauvreté ou le bilinguisme? Ce sont des intérêts nationaux, qui nous définissent et nous unissent, bien plus que les avions de chasse et les lac artificiels. Encore cette semaine, le Gouvernement annonçait son intention d’abolir les mesures de discrimination positive. Encore une fois, on doit laisser les forces du marché déterminer le nombre d’autochtones dans la fonction publique. Ridicule, myope et rétrograde (je pense rebaptiser mon blogue ainsi).

Même Harper, alors qu’il était à la Maitrise en Alberta, a utilisé des données issues du formulaire long du recensement. Ironique, non?

Je tiens à souligner la bravoure de Munir Sheik, tête dirigeante de Statistique Canada, qui a démissionné suite aux événements entourant les décisions conservatrices. Il s’est séparé de son devoir de réserve et à clairement fait part des manquements du Gouvernement.

Puis, Bernier continue sa ridicule tirade au sujet des groupes de pression et des « élites ». Ici, on voit un autre aspect important du Gouvernement de Red-Neck Albertain: aucune dissidence. Autant à l’interne, comme nous le voyons avec le mutisme de toute la haute fonction publique, qu’à l’externe, avec l’abolition du Programme du Fond de Contestation Judicaire, la dissidence est pratiquement interdite. Et comme Bernier le souligne, tous les médias sont contre eux, snif snif. Heureusement que vous avez Péladeau pour démarrer une chaine politico-propagandiste à la Fox News, avec le projet Sun TV News. Il est tout de même hautement absurde de vouloir répliquer un modèle aussi minable et risible que Fox News.

Bernier soutient même que les Québecois sont majoritairement (62%) pour l’abrogation du formulaire long. Il est drôle de voir que l’article de Canada.com duquel émane ces chiffres s’intitule « No Consensus On Census Debate ». Dans le sondage Ipsos, on observe que les chiffres à l’échelle nationale sont clairement divisés avec 49% de la population pour et 51% contre. Or, mes amis les plus éduqués et informés ne sont même pas au fait de l’importance d’un tel formulaire, soulignant ainsi que les opinions en la matière ne sont pas clairement définis. Ceci à été démontré avec une follow-up survey mené par Angus-Reid quelques jours plus tard, alors que seulement 24% des répondants affirmaient que le questionnaire long du resencement est intrusif (comme le soutien le Gouvernement) et qu’on se doit de le modifier. Dans un billet sur son blog, André Pratte souligne que dans le premier sondage, les répondants n’avaient pas le choix de réponse « ne sait pas » ou « indécis », expliquant probablement la grande différence entre les résultats des deux sondages.

Je suis toutefois heureux de savoir que les derniers événements (l’état policier du G20, le recensement, la discrimination positive, les achats de l’armée) semblent avoir affaibli le gouvernement Harper.

Je souhaite de tout coeur le plus grand malheur à ce Gouvernement qui détruit notre pays un peu plus chaque jour, en l’emmenant lentement vers un état libertarien, ou les inégalités règnent et ce qui ne se monnaie pas n’a pas de valeur. Électeurs, à vous de jouer!