Recevez mes mises à jour!

Entrez votre courriel:

Love Montréal

Les grosses chaleurs se sont enfin calmées, pour laisser la place à ce beau temps typique du mois d’août, avec le vent chaud et les après-midi rêveurs.

Semaine chargée, avec le marathon des au-revoir, je cours comme un tête sans poule.

Samedi et dimanche, pur plaisir avec Osheaga. Yeah!

Quelques photos d’une escapade au Marché Jean-Talon avec Myriam, Serge et son superbe gite du passant ainsi qu’un souper entre vieux copains.

Ce que je recherchais (Day 5)

Distance: 95,6 km
Temps:
Vitesse moyenne: 28km/h

Petit matin avec un soleil timide à St-Jean-Port-joly, ne laissant toutefois pas présager du beau temps: les vents en altitude sont si forts que la température change radicalement d’heure en heure. Le soleil ne fait souvent que passer, laissant sa place aux lourds nuages gris que le ciel emporte depuis l’autre rive du grand St-Laurent.

Pour une deuxième journée, j’ai roulé avec Bruno. Il a tellement de jasette que je me demande si son vélo n’est pas propulsé par la parole. Il est de bonne compagnie et c’est souvent pratique de partager. Il continuera sa route vers Trois-Pistole, alors que je soignerai un talon d’achille mal en point. Une belle journée sous le soleil à compter les vagues et chantonner des bribes de chansons de Felix Leclerc ou Richard Desjardins, pourquoi pas?

La dernière section que nous avons effectuée était absolument splendide, malgré l’incessante pluie. Telle une passagère clandestine qui s’est invitée dans mon périple, j’apprends à l’apprécier plutôt que de perdre mon temps à pester contre elle. À vrai dire, la pluie est devenue une partie intégrante de mon voyage auquel je ne porte plus vraiment attention. Le soleil me semble toujours un peu éphémère, mais je déguste pleinement ses chauds rayons.

Kamouraska a frappé à la porte de mon cœur, avec sa petit côte de la rue Morel, entassée entre les rosiers sauvages, les caps de roche usés et les chaumières pleines d’histoires. Dans une belle mélancholie, le ciel embué laissait fondre un paysage dégarni où la marée avait abandonné quelques voiliers. Enfin, je pouvais respirer cet air salin, celui qui évoque tant de souvenirs chers de mon Charlevoix adoré.

Mon coup de cœur de la journée va à la micro-brasserie Breughel à St-André de Kamouraska. Une famille partage leur maison ancestrale entre la fabrication de bière artisanale et leur demeure. Ils nous ont accueillent dans la cuisine d’été, nous explicant avec amour la passion qui les anime et leurs projets qui les a amenés du Sénégal jusqu’à l’île D’Orléans. J’ai goûté un brune forte pouvant se mesurer sans problème aux Duvel de ce monde. Un incontournable que le vélo m’a permis de découvrir. Disons qu’il fût difficile de rembarquer sur le vélo après 100km, deux bières et une inflammation musculaire…

Dans le bas du fleuve… (Day 4)

St-jean Port Joly 21h37

Distance: 86 km *
Temps: 3h14 *
Vitesse moyenne: 26.8 km/h
*: probablement 10 km de plus…

Après un si bon repos chez Karin et Martin, avec un peu d’aide du pharmacien qui m’a donné du Voltaren (fantastique soit dit-en passant), j’étais faim prêt à affronter les pentes de la rive-sud du St-Laurent. J’ai tôt fait de rencontrer Bruno, éducateur spécialisé à Montréal et mordu de vélo sur le traversier de Lévis, maid nous nous sommes laissé aussitôt. Ce n’est qu’à Beaumont qu’il m’a retrouvé, alors que je m’affairais à changer une malheureuse crevaison. Nous avons ensuite roulé à fond de train, flirtant avec les 60km/h et en forçant fort dans les montées. La pluie était évidemment de la partie, ce qui n’a toutefois pas su nous ralentir.

J’ai même retrouvé mes petits gars de PAT en chemin. je trouve ça bien brave de se réaliser ainsi.

St.-Jean est un village majestueux, avec comme première richesse le sang de ses gens si talentueux. Bruno et moi avons rencontré un forgeron artistique, tellement inspirant. il nous a tout montré, tout expliqué avec sa grosse voix pleine de chaleur.

Demain: rivière du loup!

One night in Tallinn

En tant que partie intégrante de mon processus d’assimilation finlandais, Ira et moi avons fait ce que tant de finlandais font: day-trip to Estonia. Autrefois réputé pour ses aubaines (surtout sur l’alcool) et situé à seulement 2 heures d’Helsinki par bateau, l’Estonie nous a beaucoup plu. À l’image des pays Baltes que j’aime beaucoup, les vieilles villes sont inspirées par la ligue Hanséatique, et demeurent relativement épargnées par les guerres. Beau soleil et bonne bouffe médiévale. Super!

Merveilleuse Finlande

Je me retrouve une fois de plus en Finlande. Dire que je considérais initialement me diriger vers Jyväskylä pour mes études de maîtrise, mais j’ai plutôt opté pour la Suède. La réalité finira par me ratrapper.

La neige ne prend que de petit souffles de repos depuis mon arrivée. Un épais duvet couvre tout, absolument tout. Autant de neige est inhabituel pour Helsinki et ça ne pourrait me ravir autant. Les rues sont mal déneigées, période des fêtes oblige. Tout comme en Suède, la grande majorité des voitures sont équipées de pneus à clous. Prochaine étape pour la sécurité routière Québécoise?

Je me gave de bouffe finlandaise; une chance que j’ai les chiens pour me faire sortir deux fois par jour. Je me balade des les champs immobiles, lançant des balles de neige à Tara et Naomi qui se plongent inlassablement dans les immenses congères. J’ai beaucoup de travail à faire pour ma job en Suède, et la damnée noirceur me ralentit tellement. L’an dernier c’est pareil. J’estime ma productivité reduite de 50% par rapport aux mois ensoleillés. J’ai toujours sommeil, malgré les nombreux cafés bien tassés. Je ne suis pas le seul. C’était la même chose en Russie et dans l’ensemble des pays nordiques. La machine roule sur le « idle » de novembre à février, il est socialement accepté d’avoir moins d’entrain. À 1 heure d’ensoleillement moyen pour décembre et janvier, on comprend. Ira a demandé au Père Noël une lampe solaire. Il a sûrement oublié, mais ça viendra. Pour en avoir essayé une, ces lampes égayent vraiment les matins où il semble être 3 heures du matin, mais il est en fait 9h00.

Ma blonde m’a payé la traite: Une soirée de hockey! J’ai pu voir jouer le grand Joonas Nattinen, repêché cette année par nos Glorieux. Les Blues d’Espoo ont finalement perdu 3-2 en prolongation contre le SaiPa de Laperaanta, équipe du fin fond de la division. Jeu rapide, bière interdite dans les estrades (tout comme pour les matchs auquels j’ai assisté en Suède et en Russie) et contact minimal sur la glace, le jeu est un cran plus intelligent que le nôtre, où les Laraque de ce monde n’ont pas leur place.

Nous sommes aussi allé voir A Serious Man, dernier des frères Cohen. Malgré les 8.1/10 d’IMDB, je suis loin d’avoir été impressioné par ce film. Beaucoup avaient douté de Burn After Reading, mais moi, c’est ce film là qui me fait douter. Ennuyant, le film commence par une scène médiévale en yiddish qui n’a aucun lien avec le reste du film. L’histoire tourne autour de ce prof d’université sur qui le sort s’acharne, dans un décor juif tirant sur le satire. Et il n’y a pas de punch. Le film m’a fait penser aux trips auto-masturbatoires d’Almodovar sur sa propre vie. Comme s’il comptait des « inside jokes » avec lui-même…

Parlant de chose qui m’écoeurent: Harper. Je suis religieusement les nouvelles canadiennes et québécoises. La prorogation du parlement est une offence à la démocratie. Les derniers mois ont été horribles pour le Canada: Copenhague (où Harper affirme que nous avons une bonne entente. Quelle entente?), Torture en Afghanistan et Contrôle de armes à feu. Lawrence Cannon a l’audace de dire que les Jeux Olympiques offriront une vitrine fantastique pour le Canada. Une vitrine sur quoi? Un magasin 1 piastre? Vivement la vie dans un pays qui n’est pas dirigé par un ennemi de la démocratie (et d’un lèche-cul appelé Soudas).

Encore une belle semaine en Finlande et je mets ensuite le cap sur l’Allemagne pour quelques jours, question de célébrer l’anniverssaire de ma mère d’accueil Beate.

En attendant, il reste toujours la veillée du jour de l’an ce soir. Nous irons à Töölö dans une soirée « We love Helsinki » pour danser des gigues Finlandaises: jenkka, humppa et tango finlandais au menu!

Bonne année!