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From Russia with love

Un autre chapitre vient d’être conclue avec cette visite expresse de la Russie, en passant par l’Estonie.

Nous avons quitté Stockholm par bateau, pour rejoindre Tallinn le lendemain matin. Une fois de plus, nous avons pu admirer la débacle humaine sur ces bateaux qui sillonnent la Baltique. Avec des taxes sur l’alcool élevées, les habitants des pays nordiques profitent allégrement des eaux internationales afin de s’hydrater le gausier. Lors de la traversée Turku-Stockholm, en janvier, Anne et moi avons pu voir le pathétisme à son apogée: Une homme à l’apparence respectable, accompagné des dames et des gentils hommes, avait complètement perdu ses sens, un peu à l’image d’un adolescent achevant sa première caisse de douze. Pitoyable. Enfin.

Pays pêle-mêle, l’Estonie a su conserver son cachet historique, malgré sa constante soumission aux différents empires (Suédois, Nazi, Soviétique et j’en passe). En fait, l’agencement des édifices soviétiques, des maisonnettes en bois peint et des grattes-ciel ne fait pas si bon ménage. Les troitoirs enneigés et la température incertaine n’ont définitivement pas contribué à rendre notre séjour extraordinaire. Dans un autre ordre d’idée, le capitalisme a su s’installer dans ce pays d’une manière réfléchie, du moins en apparence (en oubliant également la crise économique mondiale qui fait un mal terrible aux payx baltes: Le PIB de la Lettonie a chuté à raison de 12% en 2008). Les Finlandais ont bien su explorer les possiblités d’investissment dans ce pays, sans toutefois le piller comme se fut le cas dans d’autres ex-républiques soviétiques.

Un petit 7 heures d’autobus nous séparait de Saint-Pétersbourg. La frontière a été la baptême russe pour mes compagnons de voyage. À l’image de tant de reliques soviétiques, les douanes puent la bureaucratie et le flux des migrants est le dernier des soucis de ceux qui sont en charge de la frontière.

Notre arrivée à St.-Petersbourg s’est fait sans accro. Ma très chère amie Oxana nous attendait sous un froid de canard. Avec sa coupe garconne et son manteau fashion au zig-zag noir et blanc, elle est entrée dans le bus, alors que tout le monde avait quitté à part nous. J’étais si content de la revoir. Je lui ai dit en russe: « What’s up? ». Des amis comme ca, que tu vois après 6 ans, puis un autre pause de 2 ans, et que tout est comme si on ne s’était jamais laissé, c’est vraiment super. Les vrais amis, c’est pas comme les plantes, pas besoin de les arroser.

Petit drame dans ma tête. Alors que ne montions les escaliers du métro, et que ces dernières étaient couvertes de neige fondue d’une belle couleur grise, nous avons vu un homme dans la soixantaine tituber dans les escaliers pour finalement perdre pied. Il transportait des sacs de plastique remplis de bouteilles et de cannettes vides, et semblait fortement intoxiqué. Il se trouvait à environ 3 mètres de nous, directement devant nous, alors que nous montions et lui déscendait. En perdant pied, il s’est lentement élancé en avant, projettant sa tête directement sur les marches de granit. Il était si proche que nous pouvions assister à la scène au ralentit, impuissants. Avant même qu’il n’ait atteint le bas de l’escalier, nous pouvions voir le sang couler par plusieurs endroits de son visage, c’était horrible. Une fois en bas, quelques passants ainsi qu’Oxana, ont tenté de le relever. Je croyais que c’était une bien mauvaise idée, car le gars venait peut-être de souffrir d’une fracture du crane, d’une commotion cérébrale ou d’une contusion cervicale. L’homme, visiblement très intoxiqué, ne voulait pas d’aide, question de fierté. Finalement, un homme au costume de camouflage est venu l’aider, avec une rigidité exceptionelle, et nous avons quitté. J’ai continué à penser à cet homme pendant toute la journée, me demandant comment se déroule sa vie, comment peut-on en arriver là, à une échelle globale. Oxana me disait de ne pas m’en faire, car cet homme était sous comme une botte, donc mou comme un chiffon. Elle me dit qu’il aurait pu tomber du quatrième étage et qu’il n’aurait rien sentit. Peut-être, me dis-je… 

Le soir même, nous avons pu assister à un ballet au très célèbre théâtre Mariinsky. Un ballet majestueux, Cendrillon, de plus de deux heures, que nous avons pu admirer d’une belle loge. La vue nous permettait d’admirer autant l’orchestre que la troupe de danseurs. Nous avons par la suite, Anna et moi, terminé la soirée dans un club privé de SPB. Toutefois, avant cela, ma mère et Danielle ont eu la chance de connaître les aventures à la russe de l’intérieur. Les transports en Russie sont bien peu formalisés. Tant qu’à moi, il n’en résulte qu’un système efficace où l’offre correspond à la demande. Enfin. Il n’en demeure pas moins que le système semble un peu imperméable aux étrangers, aux outsiders. Si tu veux attraper un taxi, tu as le choix entre trois possibilités. Soit tu prends un vrai taxi (potentiellement avec un meter »), un taxi plus ou moins officiel ou la voiture de l’habitant. Étant donné qu’absolument personne ne parle quoi que ce soit autre que le russe, ma mère m’a demandé de lui accrocher un taxi afin de retourner à son hôtel. J’en attrape un et je commence à lui négocier ca serré. Le monsieur n’était pas de très bonne humeur je crois. 

Les autres journée ont été remplies de visite de musée, de balades polaires et de bouteilles de vin avec Anna et Oxana. La Russie, pour une raison étrange, m’a semblée légèrement plus heureuse, et ce au travers du regard des gens. Un peu plus de sourrires, un peu plus de joie de vivre. Tout autant de nationalisme et de désinformation toutefois. Et de mesures ridicules. La Russie a été traditonellement un bon marché pour les revendeurs de voitures usagées européennes et japonaises. En 2007, lorsque j’habitait en Russie, on a déclaré que pour la première fois, on avait vendu plus de voitures étrangères que russes en Russie. En temps de crise, alors qu’on voit les chaînes de montages de AvtoVAZ (Lada) s’arrêter pendant plusieurs semaines a cause du ralentissement économique mondial, les autorités russes usent de la plus minable forme de protectionisme commercial en taxant les voitures importées à raison de parfait 100% du prix du véhicule. La réaction du publique, très sensible à la question automobile, en raison du standing social que cela représente, est sans précédent

Bref, un excellent voyage en cette terre passionnante. Je ne me lasserai jamais de ce pays fabuleux, et parfois hideux.

РОССИА

J’apprécie déjà franchement mes amis ici, surtout mes amis de « l’est ». Un peu par nostalgie, beaucoup par affinité, je sens que je m’attache peu à peu.

Tout cela me porte à réfléchir sur ce qui m’intéresse dans l’esprit slave, parce que même après avoir quitté la Fédération russe depuis plus d’un an, ce pays me hante toujours profondément. Un jour, assis sur le plancher froid des résidences en Russie, je discutais avec mon confrère et ami Cédric. Il me disait à quel point les gens qui ont la piqure de ce pays développent une relation tout à fait particulière avec cette terre isolée, une relation qui tient de l’amour-haine. Autant comme je repense aux atrocités dont ce pays est capable, autant je ressens la force de caractère et la fougue de ce peuple. Tous les jours, je parle en russe, anglais, allemand, espagnol (et un peu de français) je vis avec ces gens d’un peu partout dans le monde,d ans cet univers sur-réaliste, et ce a quoi je pense, c’est de retourner dans ce pays de fou que j’adore. Je dois sûrement être à l’image de ce pays un peu fou moi-même. Je sais très clairement que même si la situation hautement hypothètique de trouver un emploi clé en Russie se réalisait, je ne pourrais marginalement rien faire bouger dans ce pays millénaire. Non pas parce que ce pays ne veut pays bouger, mais plutôt parce que je ne serai jamais un russe, un vrai. Je me dis parfois que ce qui m’attire au fond, c’est le sentiment que de changer les choses, les mentalités, la société civile, les droits humains, l’environnement en Russie pourrait avoir un impact potentiel tellement important, compte tenu du point de départ. Je crois que c’est ce qui me passionne, le potentiel et la décadence de ce pays, l’aventure au sein de mes valeurs.

Entre temps, si je veu me rendre vivant jusqu’au jour où je retournerai dans ce cher pays, je dois édulcorer mes propos et économiser mes sous… Je me rends compte que je n’ai perdu en rien mon franc parler à l’endroit des russophones, et qu’eux non plus, qu’elle que soit leur origine (du moment qu’ils soient investis par l’âme russe, la fameuse Russkaya Duscha) ne se laissent pas marcher sur les pieds.

PS. Je trouve mes posts tellement plus nuls que ceux que je produisais en Russie… Peut-être parce que je prennais le temps de m’informer davantage sur les sujets de fond… Je vais travailler là-dessus. promis.

Tuer dans la banalité

Le 29 octobre dernier au tribunal moscovite, on condamnait à perpétuité Alexei Pitchouchkine pour 48 meurtres sordides, alors qu’il en avoua 60. Pitchouchkine est le tueur qu’on appelait à l’extérieur de la Russie comme « le tueur à l’échiquier », mais plutôt connu en Russie sous le nom du « tueur de Bittsa », d’après le nom du boisé où il a commis la totalité de ses meurtres.

 

Pourquoi écrire cette chronique sur un fait divers en apparence? Parce que la banalité de l’affaire est symptomatique d’un réaction omniprésente en Russie, selon laquelle si le petit peuple s’entre tue sans menacer le pouvoir de quiconque, tout le monde s’en fichera éperdument.

 

Il a fallu que les cadavres se comptent par dizaine et que Pitchouchkine commette ses crimes de la même manière au même endroit avant que l’enquête policière ne démarre à proprement dire. Le tueur était devenu obnubilé par l’impunité dans laquelle il commettait ses crimes. Passionné d’échecs, il comptait assassiner 64 personnes, autant que le nombre de cases sur un échiquier.

 

Pitchouchkine ne passera pas à l’histoire. Il n’avait en effet en effet aucune motivation haineuse, politique ou religieuse. Il exécutait en fait des personnes qu’il connaissait, la plupart du temps des épaves humaines comme lui, dévastés par l’abus d’alcool.

 L’essence de ce que je considère révoltant dans tout cela réside dans l’absence d’indignation collective, que globalement la vie soit plus sûre pour les Russes qu’elle ne l’a déjà été, et ce à n’importe quel prix. La justice, les politiciens et les autorité, formant une masse indissociable, se moquent éperdument du sort des individus, en autant que la masse se porte relativement bien et se taise.

Un jour, un ami quittait un bar aux petites heures du matin.  En sortant, il remarqua la présence d’un cadavre sur le bord du trottoir. L’homme était criblé de balles, on lui avait aussi retiré ses chaussures, aussi absurde cela puisse-t-il paraître. Tout le monde croisait la dépouille, qui gisait là, telle une merde de chien oubliée. De toute manière, à quoi bon arrêter les passants pour les alterter de la mort d’un inconnu? Tout le monde à ses propres chats à fouetter.

C’est chacun pour soi, toujours.

« Clever, energetic, reliable, with whom we all are safe and protected »

« Clever, energetic, reliable, with whom we all are safe and protected. » Ces mots sont du procureur de Tver, Pavel Astakhov au sujet de Vladimir Poutine. Il pousse l’audace à dire que les électeurs iront aux urnes le 2 décembre comme les femmes choissent leur mari; Vladimir est le candidat idéal.

La farce des démonstrations d’amitié, d’amour et de support politique à Poutine auquel nous assistons cette semaine est d’un ridicule sans nom.  Afin de donner de la légimité à son tiran, le partie Russie Unie organise, sous le couvert de l’annonymat, des rally politiques partout à travers le plus grand pays au monde. Ainsi, la piramide du pouvoir, où s’enchassent des centaines de petites piramides, joue son rôle à merveille. Les maires et les directeurs de préfecturent appellent personnellement les directeurs d’école et de jardins d’enfants pour qu’ils se joignent au rally: ils n’ont pas le choix.

À la lumière de cette mascarade, je prédis que Poutine se ravisera et tentera (avec une probabilité de succès extrêmement haute) d’ouvrir la constitution et de s’offrir un troisième mandat.

 Les Russes sont des gens fiers et ils ont vécu le pire. Or, pour s’assurer une stabilité et garder la tête haute, ils sont prêt à sacrifier gros.

À lire dans Kommersant

Aventures russes

Les dédales de la vie nous réservent toujours beaucoup de surprises. Jamais je n’aurais cru que mon intérêt pour la Russie et ma passion pour son histoire abracadabrante m’y mènerait un jour.

 

Être le tout premier étudiant à partir en échange dans un pays comporte son lot d’avantages et d’inconvénients. Déjà à l’étape des choix de cours, j’apprenais à quel point les Russes ne font rien comme les autres, et ceci n’a cessé de se confirmer au cours des mois qui suivirent.

 

Deux éléments ont pavé la réussite de cet échange : Оксана Девочкина, mon amie Pétersbourgeoise de longue date et la connaissance de la langue russe. Quelques cours intensifs à l’UdeM et plusieurs coups de crayons sur la tête de la part de mon enseignante ukrainienne et j’étais prêt à partir.

 

Une fois arrivé à Saint-Péterbourg, en passant par l’Allemagne, j’ai tout de suite adoré cette ville incroyable. Je m’étais préparé avec les oeuvres de Pouchkine et de Gogol, mais j’étais loin de me douter que la ville ressemblerait autant à celle du 19ième siècle. En fait, j’appris plus tard que les palais impériaux de l’époque tsariste ont été pratiquement détruits pendant le siège de Leningrad. Le tout a ensuite été reconstruit à grand frais pendant le communisme et le faste des dernières années. Les Péterbourgeois ont donc doublement payé, au prix de milliers de vies, la mégalomanie des différents régimes totalitaires.

 

À ce propos, les études universitaires occupant qu’une mince partie de mon temps, j’ai voulu profiter au maximum de mon échange dans le but d’en apprendre sur ce peuple mystérieux, avec ses nombreux squelettes dans le placard. J’ai donc appris à connaître et à comprendre cette nation, celle qui refuse toute comparaison avec les autres. Dans un effort d’autodétermination, les Russes m’ont répété à plusieurs reprises à quel point il y avait d’autres modèles que celui de l’ouest. Et qu’à ceux qui accusent la Russie de ne pas avoir les priorités aux bons endroits, de mépriser ses minorités, d’exercer une force coercitive démesurée à l’endroit de son peuple, on obtient pour seul réponse : Eta Rousskaïa Douscha (c’est l’âme russe, expression fort utilisée en russe pour désigner l’unicité des Russes).

 

 

Un de mes amis, ancien capitaine d’une équipe de la Bundesliga (première ligue de soccer allemande) a été victime d’un attentat à la bombe à deux pas de chez moi. Ce même homme, quelques mois plus tôt, a été drogué par un inconnu qui l’a emmené chez lui pour le départir de tous ses biens. Un de mes amis, un finlandais en échange, s’est fait tabasser dans une ruelle à 100 mètres de chez moi. Ses assaillants étaient vêtus d’uniformes de policiers. Cinq amis de nationalités différentes se sont fait emprisonnés pour avoir été étendu au soleil dans un parc public, en plein jour. Ils ont finalement dû soudoyer leur geôlier pour qu’ils puissent quitter la prison. La Russie est un état où la loi ne règne pas, où toutes les instances de pouvoir tenteront d’exercer le plus de pouvoir possible sur les autres. On doit être sur ses gardes en tout temps; on ne peut sourire dans la rue. Si on le fait, on apparaît comme étant visiblement un touriste, donc riche, donc une victime pour les esprits malveillants. Lors d’une escapade en Finlande, je me suis rendu compte à quel point j’avais pris l’habitude de ne plus sourire, de peur qu’on me remarque trop dans les lieux publiques.

 

N’ayez crainte: Le sourire c’est comme le vélo, ça ne se perd pas. :)

 

On m’a dit, par des Russes en exil et d’autres gens ayant vécu en Russie, de toujours fuir la police. La corruption pullule en Russie, et elle fait bien des victimes. La regrettée journaliste Anna Politkovskaia, pour qui je porte un grand respect, disait ceci:

 

Comme un cancer, les sombres épisodes de l’Histoire ont tendance à la récidive. À ce mal, il existe un traitement radical: une éradication rapide des cellules mortelles. Nous n’avons pas appliqué cette thérapie. Nous nous sommes sortis de l’URSS pour entrer dans une nouvelle Russie en restant infestés par la vermine soviétique. (Politkovskaia, Anna, La Russie selon Poutine, 2004, Folio)

 

Je me dois quand même de nuancer mes propos ici. Malgré les histoires d’épouvante qu’on raconte et qu’on continuera de raconter, la Russie demeure une contrée fascinante, en tous points.

 

Lors d’une de ces innombrables balades, au bout du quai de la forteresse Pierre et Paul, je me rendis compte à quel point j’étais chanceux d’être là, à ce moment exact. La Russie est en pleine mutation, elle grandit, elle s’ouvre (sans toutefois voir poindre l’ombre d’une voie démocratique) et je sais pertinemment que mes enfants auront droit à une Russie plus occidentalisée dans 20 ans, plus optimisée, plus « grand public ». Les opéras russes à tous les soirs, les galeries d’art empilées chaotiques les unes sur les autres, les égouts qui se jettent dans la Néva (le grand fleuve au milieu de la ville) et les baigneurs hivernaux qui s’y baignent, les mangeurs de crème glacée par -25 degrés, les dames respectables, tout de fourrure vêtues, la bouteille de vodka à la main, toutes ces choses abracadabrantes ne seront plus les mêmes dans le futur.

 

Un article du quotidien moscovite Nevassimaia Gezeta traite des agissements du club jeunesse du parti de Poutine, Russie unie. Le partie organise un jeu ou les jeunes sont invités à tirer sur des affiches de Boris Berezowski, Garry Kasparov et autres personnalités à ambition politique. Le candidat dont l’affiche reçoit le plus de tir est couronné comme « ennemi officiel du peuple russe ». C’est exactement ce genre de barbarerie qui contribuera à maintenir cette démocratie à un seul partie, cette mascarade de droits humains.

 

J’y retournerai un jour, pour constater, je l’espère, que les jeunes auront enfin mis fin à la catatonie collective. Là où on tolère la répression, où on gobe la propagande étatique à la télévision nationale, où l’environnement est un soucis futile, où le bien être de la société en générale prime sur les individus, j’espère que tout aura changé pour le mieux.

 

L’espoir que je porte pour ce genre de changement à court terme est très mince. Poutine est sur le point de passer le flambeau, sans toutefois délaisser le pouvoir. Cet ancien agent secret du KGB représente et centralise le pouvoir, tout est dans les apparences, et les décisions se prennent dans l’ombre. Cet homme est méprisable, car il méprise fondamentalement son peuple.

 

J’ai adoré cet échange, malgré l’absence d’eau potable et d’air pur. La dureté des gens m’a donné la chance de tellement en apprendre sur la tendresse qui se cache en chacun de ces hommes et ces femmes endurcis par 70 ans de totalitarisme officiel, et un dernier 15 ans de jungle absolue. Je n’ai que très peu appris sur les bancs de l’institut, mais combien plus au milieu de cette ville, comme l’a qualifié Dostoievski, la plus absurde et la plus préméditée au monde.