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La vie c’est vraiment beau. Les gens merveilleux se croisent, un peu partout dans le monde, par le fruit d’un hasard plus ou moins arrangé avec le gars des vues.
Alex, mon vieux confrère de classe, est désormais compteur de loups dans ma cour arrière. Il s’est pointé le bout du nez en même temps que ma douce Ira me rendait visite à Borlänge.
On a même pu apprécier la victoire 18-0 du Canada aux petites heures du matin. Dire que ces Slovaques s’étaient qualifiées pour les Olympiques en écrasant la Bulgarie 82 à 0, hahaha. On parle ici d’un jeu à forces égales.
Je mets une chanson au hasard sur mon iPod: Bring your daughter to the Slaughter, de Iron Maiden. Tiens, c’est une drôle de chansonnette.
J’ai fait mes débuts comme assistant d’enseignement à l’automne dernier. Finance, Microéconomie Intermédiaire, Analyse de Marché: les cours m’intéressaient pas mal, mais le défi en soi était pas mal plus intéressant. Après tout juste un an en Suède, on m’offrait ma chance. Je n’ai pas manqué de travailler de longues journées afin d’en mettre plein la gueule à mes étudiants. J’ai même reçu un email qui disait en gros ceci: Come on Jean, I stayed up all night to do your assignment. I wasn’t expecting this: it’s only Dalarna University…
Et c’est ça le problème. Il y avait originalement que 2-3 universités qui avaient le droit de décerer des doctorats, et depuis que le système a été élargi, les « nouvelles » universités sont vues comme faisant partie d’une seconde classe. Il n’en est toutefois rien. Il y a une grande mobilité entre les institutions, ce qui fait en sorte que je peux choisir dans quelle université je vais suivre tel ou tel cours. Ainsi, les diplôme (et les cours) s’équivalent grandement entre les universités…
Cette session-ci, je suis un vrai de vrai chargé de cours. J’ai mon propre cours, Mathématiques pour Administration des Affaires et Économistes, révision des Maths du CÉGEP. J’enseigne aussi la Microéconomie, comme un grand. Et j’aime ça. Je suis payé (et bien à part de ça) pour délirer devant 100 étudiants un peu blasés, et je dois dire que je pense donner un bon show. Je me suis fait décrire comme étant strict, but fair. Ça fait mon affaire.
Il reste que tout ça est bien drôle. Moi, l’étudiant exécrable, désordonné et insolent, je deviens prof. Je fais avaler les cellulaires aux étudiants qui sonnent, je remets à leur place les étudiants qui me pressent pour avoir une pause et je ris dans ma barbe lorsqu’un étudiant fait le minimum et me blâme parce qu’il ne comprend pas. Je ne suis pas un tiran pour tout autant. Si on était dans un canot, mes étudiats seraient ceux qui rament. Les surfeurs et les nageurs peuvent rester chez eux. Et je crois que ça marche.
Je goûte aussi à des choses dont je ne me serais pas douté. Recevoir des courriels d’admirateur (de nos jours, on ne sait pas le gendre) anonyme, ou encore aider un étudiant à réviser dans son bloc-note et appercevoir des caricatures et des moqueries à mon propos. Il y a très peu de temps, j’étais celui qui faisait les charicatures…
Il reste que c’est probablement ma meilleure job à vie.
Amen.
Is it this guy?

Is it this guy?

No, it’s this guy!

Accomplished dad, parrot trainer, he is multi-talented. Fighting on all fronts, he represents the best Skåne had to offer. He sleeps very little at night in order to fulfill his personal and professional duties. He follows the fame of the hockey and soccer teams from Malmö and cheers for everything that comes front the « golden south ». Long live Fredrik!
C’est ainsi que la vie continue. Les posts sur mon blog se font rare, tout comme la lumière dans mon hiver suédois. Mais les journées allongent, l’énergie revient, les journées sont plus faciles.
Dans un mois jour pour jour Ira et moi serons au Québec. Vision presque surréaliste, nous visiterons mon patelin, profiterons des amis et des amis, nous nous prélasserons au chalet. Escapade bien méritée après ces semaines de 6 jours, s’étirant du matin jusqu’èa tard le soir, interminable préparation de cours et rédaction de thèse. Le tout m’enchante toutefois, ponctuant mes jours de travail ardu pour finalement m’envoler vers la Finlande tous les 10 jours.
Si ce n’était que de son éloignement et de sa petitesse, Borlänge a ses charmes. J’appécie les gentillesse des gens, la bonté de mon patron, les grandes forêts pour déconnecter. Ira est toute chanceuse sur cet aspect, le condo qu’elle a acheté se situe à la limite de la ville et de la campagne, offrant le meilleur des deux mondes.
Pour la première fois de ma vie, je me sens vieillir. Oui oui, 24 ans et toutes mes dents, je sens que les années de l’adolescence sont bien loin, que je ne peux manger une pizza entière pour déjeuner, que l’hiver m’enrobe un peu plus, que les geules de bois (si peu fréquentes! Sans farce…) sont plus misérables. Je gagne en sérieux aussi. Bonne blague me direz-vous, mais je vois une certaine différence avec le passé, où je pouvais dormir 3 heures par nuit tel Grégory Charles et performer comme jamais. Cette semaine, alors que j’avais passé 23 heures debout tout en sautant des repas et en ne dormant que bien peu, je me suis senti faillir alors que j’enseignais. Des étudiants m’ont dit que je suis devenu tout blême…
Le temps qui s’écoule me subvertit. J’ai accordé une entrevue à la radio nationale, Svenska Radio, sur la discussion d’exiger des frais de scolarité pour les citoyens hors-UE. Durant cet entrevue, j’ai dû utiliser 3 fois le mot « efficience », 4 fois le mot « compétitivité », tout au poivrant le tout des mots « abus » et « amélioration de la qualité ». Je suis toujours de gauche, mais mon vocabulaire devient tellement celui d’un économiste… Autre aspect de ma subversion: mon panier d’épicerie. À mes débuts ici, je tentais de manger comme j’y étais habitué (tofu, tartinades variées, humus, legumes et fromages a profusion). Or, en plus de ma coûter un bras et une jambe, soit que les légumes avait l’air du diable ou que je n’arrivais simplement pas à trouver mes ingrédients. Je me souviens aussi d’avoir chialé sans borne contre cette masse brune et dure qu’ils nomment le pain.Hé bien, à quoi il ressemble mon panier d’épicerie après 19 mois en Suède? Poissons marinés en quantité (le hareng à la moutarde est mon dada actuel), concombre à déguster en fine tranche en guise de substitut à la laitue et craquelins aux formes diverses. J’ai même poussé l’audace jusqu’à enfreindre mes convictions oenologiques: j’ai acheté mon premier vinier (boite de vin) hier. Les Suédois en raffolent, spécialement à cause de son prix plus bas. Oh misère…
Je saurai sous peu (mardi en fait) si je me dirigerai vers la Finlande pour un moment, afin de réaliser un stage auprès du Finnish Forest Research Institute. Projet en communications Web, j’espère vraiment l’obtenir.
Sur ce, je pars marcher au travers des champs pour aller rejoindre mon pote Nono. Il a acheté le jeu NHL 2009, je me ferai donc un plaisir de lui casser les reins à ce jeu fantastique.
Cheers!
Un autre week-end fantastique à Helsinki… L’excuse étant mon anniverssaire, nous avons célébré grandement avec mes amis Finlandais.
La vie continue, et c’est merveilleux. Les jours sont courts: 1 heure d’ensoleillement en moyenne pour décembre. Ça fait pas beaucoup, mais qu’à cela ne tienne, c’est pas le soleil qui va me rendre heureux, c’est juste un bonus.
Ira et moi allons déménager à Uppsala l’an prochain, depuis où je commencerai un doctorat en Économie. Je n’aurais jamais cru me rendre là! J’ai très hâte de partager ma vie avec elle, tous les jours. Mon emploi actuel, chargé de cours et assistant d’enseignement, me satisfait grandement. On me fait confiance, j’ai la chance de les influencer vers l’innovation, et je brasse la cage aux étudiants si peu habitués à travailler fort.
Ces temps-ci sont tellement remplis de réjouissance: Noël, un futur heureux auprès de ma douce, mon mémoire qui prend forme, escapades en Allemagne et France au programme et de nouveaux défis au travail. Je ne pourrais demander mieux.
Ira et moi viendrons passer 10 jours à Montréal en Mars, et probablement Juin et Juillet.
Je pars pour 3 semaines en Finlande ce jeudi. J’ai hâte…
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