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Petite « plug » pour le CRÉDIL

LE CRÉDIL RECRUTE POUR LES STAGES QUÉBEC SANS FRONTIÈRES!  MALI, NIGER, PÉROU…

Depuis 14 ans, le CRÉDIL, en lien avec le programme Québec Sans Frontières du Ministère des relations internationales du Québec, offre des stages aux jeunes de 18 à 35 ans.  Les stages d’initiation à la coopération internationale sont une occasion de vivre une expérience de solidarité internationale en Afrique francophone ou en Amérique latine.

Cette année, le CRÉDIL, est heureux d’offrir les 3 stages suivants :

Niger : D’un fleuve à l’autre
Thématique du stage : environnement et agriculture.  Séjour à l’étranger : fin janvier au début avril
Mali : Aux portes du Sahel
Thématique du stage : environnement et agriculture.  Séjour à l’étranger : fin janvier au début avril
Pérou : Alternativas ecologicas in los Andes
Thématique du stage : environnement. Séjour à l’étranger : fin mai au début août

Ces stages offrent la possibilité de vivre une expérience unique en contribuant aux efforts de développement des communautés du Sud tout en découvrant une nouvelle culture. Les stages demandent idéalement une connaissance et/ou de l’expérience et/ou un fort intérêt pour les thématiques ciblées.  La date limite pour s’inscrire est le 30 août 2009 pour les accompagnateurs et le 7 septembre 2009 pour les stagiaires.

Pour information et inscription :
www.credil.qc.ca
Arianne Bédard ou Audrey-Paule Ledoux, Adjointes au programme Québec sans frontières
(450) 756-0011, poste 226 et stagiaire-oci@credil.qc.ca

Comme ça, c’est la guerre

Ce matin, alors que nous nous affairions à plier du métal afin de fabriquer la structure à l’intérieur de collonnes de la pépinière, Gabrielle nous annonce qu’elle a entendu au bulletin radiophonique que le Chili était sur le point de déclarer la guerre au Pérou. Bon, bon. Si c’est le cas, ça me chatouille un peu.

C’est vrai que ces deux pays se détestent avec passion. Et ça fait 120 ans. Je me souviens clairement des bulletins télévisés lorsque j’ai fait un projet au Chili, et ils évocaient constamment la menace voisine. Les tanks sont à la porte, pouvait on lire parfois dans les journaux.

Un appel au Ministère des Affaires Étrangères par le CREDIL a suffit pour me redonner confiance, juste assez de temps pour défaire mes idées de rapatriment à quelques semaines de notre retour. En plus, le projet roule à fond et tout le monde participe bien…

Je serai donc en vacance à partir de demain après-midi. À moi la douche chaude (sans être obligé de se doucher en maillot de bain à cause de l’absence de murs), une journée sans poulet, un lit sans sleeping bag et pas de coq le matin pour me réveiller. Et le pire, c’est que je sais que toutes ces choses vont me manquer, une fois revenu.

Bon sang que ce projet est fantastique.

Un peu de pub

Pour ceux qui aurait envie de vivre une expérience extraordinaire:

STAGES QUÉBEC SANS FRONTIÈRES 2008-2009
Nous recrutons présentement DES STAGIAIRES (18 – 35 ans)
ainsi que DES ACCOMPAGNATEURS (21 ans et plus)

Relevez le défi !

Venez vous enrichir d’une expérience inoubliable d’initiation à la coopération internationale: découvrir d’autres horizons, connaître de nouvelles cultures, partager des valeurs humanitaires, etc.

Le CRÉDIL, en collaboration avec Québec sans frontières, offre quatre projets en 2008-2009 :

« Alternativas ecológicas en los Andes » au Pérou
« Aux portes de l’Amazonie » en Bolivie
« D’un fleuve à l’autre » au Niger
« Aux portes du Sahel » au Mali

Ce sont des séjours de 75 jours qui auront lieu à l’hiver 2009 (Niger et Mali) et à l’été 2009 (Pérou et Bolivie).
La date limite d’inscription est le 8 septembre 2008, minuit.

Pour connaître tous les détails ainsi que les conditions d’inscription, communiquez avec Maude Beauregard au (450) 756-0011 poste 226 ou par courriel à : stagiaire-oci@credil.qc.ca.

Un peu de politique municipale

Comme j’en parlais dans mon billet sur la St-Jean Baptiste, nous devions rencontrer le maire de la municipalité (l’équivalent d’un arrondissement) de Nazarenas ce matin.

En arrivant un peu d’avance, nous n’avons pas encore appris des coutumes péruviennes. On a du patienter légèrement dans la cour intérieur de la municpalité, qui elle ressemblait davantage à l’entrée d’un garage municipal que d’autre chose. Les travailleurs chargés du ramassage des déchets côtoient en toute indifférence dans ce lieux les conseillers municipaux et les agents de la paix. C’est ce qu’on appelle être en contact avec la base.

Finalement, étant donné l’étroitesse des lieux, on nous a déplaçé à un « back-store » de restaurant qui sert en fait de garderie. Heureusement pour le maire et ses assistants, la garderie était vide et on a laissé les crayons de cire de côté. Se faisant attendre un peu, les minutes continuaient à défiler rapidement, pendant que Katina (la chargée de programme au CRÉDIL en visite à Ayacucho pour une semaine) s’impatientait. Puis, le maire, qui est médecin, nous a reçu dans de nombreuses accollades chaleureuse. Le temps de faire un petit discours, il était toutefois déjà repartit.

On a été bien reçu, surtout du fait que nous avons illustré le lien entre le respect de l’environnement et la santé de la population. En fait, dans notre cas, le lien est plutôt direct.  Étant donné que le camion de la collecte de déchets se pointe timidement le nez qu’un seule fois par semaine, ne passant que par la rue prinpale, les habitants de Guaman Poma se résoudent donc à jeter les déchets du haut de la falaise. Avec le temps, les déchets s’accumulent le long des parois et sur le rebord de la falaise. Les enfants, les poules, les moutons et les chiens y circulent donc, au beau milieu des tonnes de déchets. Mes petits frères adorent même aller dénicher des trésors dans les poubelles, pour souvent se les mettre dans la bouche.

J’ai été fier de notre présence, car je crois que nous avons fait bonne impression. Reste à savoir si le tout va s’évaporer discrètement, comme tant de voeux pieux de politiciens.

Eux aussi ils était content de nous recevoir. À 9 heures du maint, ils ont même sortit le Perú Cola et les biscuits sodas pour nous le démontrer.

Vivre sans compter: Les stages à l’international

La révolution tranquille est chose du passé depuis plusieurs décennies. Du coup, on a écarté toutes nos conceptions religieuses de nos agissements, bien que certains instincts altruistes soient bien ancrés en nous. Ainsi, faute d’aller évangéliser les contrées inconnues, des milliers de jeunes de 18 à 35 ans partent chaque année pour l’étranger dans le but d’échanger et de créer des relations qui puissent enrichir toutes les parties, et ce au point du vue des connaissances.

Pour la plupart des gens désireux d’agir face aux peuples les plus pauvres, il suffit de contribuer à raison de quelques dollars par mois à un organisme de coopération internationale. Toutefois, les jeunes se distinguent habituellement par (outre les moyens financiers parfois très limités) une fougue et une énergie débordante, prêts à affronter vents et marrées pour mener à bien leurs desseins. Comble du bonheur: le Québec compte une des concentration les plus élevées d’organismes de coopération internationale (OCI) per capita. Il va sans dire que les occasions de stage à l’international vont de pair avec ce phénomène.

La mentalité de l’aide internationale des années 80 est bien révolue: à l’époque, on creusait un puits ou on établissait des infrastructures en fonction de nos critères, puis on quittait lorsque l’implantation était terminée. Que diable allait donc faire le Rwanda d’un hôpital chinois de haute technologie s’il n’y avait pas de docteur à mettre dedans? Que faire des centaines de tracteurs importés d’Europe vers l’Afrique pour lesquels on n’avait ni pièce de rechange ni connaissance des techniques de réparation? Plus souvent qu’autrement, l’homme de l’Ouest, en bon colonisateur qu’il a été, vient dicter à son prochain the one best way. Or, fort heureusement, ces vieilles idées ont fait banqueroute et nous sommes maintenant à l’heure des projets consultatifs. Ces-derniers sont plus fastidieux certes, mais beaucoup plus durables et adaptés.

Un des programme les plus intéressants pour les résidents du Québec demeure le programme Québec Sans Frontière (QSF). Ce projet est financé en grande partie par le Ministère des Relations Internationales du Québec depuis plus de 10 ans et permet à plus de 400 jeunes de 18 à 30 ans de partir pour une période de 70 jours en Amérique du Sud, dans les Caraïbes ou en Afrique, pour toute une gamme de projets. Ces projets couvrent des enjeux aussi variés que l’environnement, les arts, le management et la radio communautaire. Ils sont tous chapeautés par des organismes québecois membres de l’AQOCI (Association québécoise des organismes de coopération internationale) et des organismes partenaires dans les pays d’accueil. Les stages QSF sont une occasion rêvée de mettre en pratique les compétences de gestion acquises à HEC Montréal dans un cadre constructif et formateur. De plus, plusieurs OCI sont ouvertes à ce que le stage à l’international soit crédité, pour ainsi faire fructuer cette expérience au sein du curriculum universitaire.

Plusieurs autres organismes offrent des programmes de stages en coopération internationale à HEC Montréal. Voici donc mes organismes privilégiés, dans le désordre:

CECI/Uniterra uniterra.ca

Québec Sans Frontières: quebecsansfrontieres.com

ACDI: acdi-cida.gc.ca

CCI: cciorg.ca

Mer et Monde: monde.ca

OXFAM Québec – Club 2/3: oxfam.qc.ca 2tiers.org

Plan Nagua plannagua.qc.ca

AFS Canada www.afs.org

Sans oublier le comité ABC à HEC Montréal…

J’aimerais aussi recommander la consultation de deux ouvrages très complets pour les jeunes désireux d’entreprendre un projet à l’international:

Stagiaire sans frontières – Le guide du stage en solidarité internationale, publié chez Ulysse en 2007, écrit par Alexandre Chouinard.

The BIG Guide to Living and Working Oversea par Jean-Marc Hachey (4ième édition à paraître en 2009).