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My future (eco)home

Those times, with this moving back and forth, make me wonder about the future, about my very own future. With an increasing willingness to settle down, I start to day-dream about the possible avenues, about my best-case scenario. My time in Sweden has not been the best reflection on my profound environmental convictions (especially with my constant air travel for which I feel quite bad), but I was once seen as a pseudo-hippie. I have been undercover the whole time…

Globally, I am looking for a home built in the spirit of permaculture, in a sustainable and of course, meaningful way. Here are some characteristics:

LEED Certified
The LEED Certification stands for Leader in Energy and Environmental Design. It defines the number of points, divided by building rating, basically telling the degree of environmental-friendliness of a given building. It is not only a question of whether my home would have a fancy title, but rather of scientifically analyzing the environmental impact and efficiency of the building I would like to spend my life in. The highest grade, Platinium, involves for example to re-use a certain share of a former building, rather than destroying an old house and building from scratch a new one.

Insulation
A friend of mine was once involved in the construction of a straw bale house, in the Gaspésie region – on a Québec eastern peninsula. The construction is local, low-tech, fire-safe (safer than some traditional insulation) and cheap (if you do it yourself).
Here is how it’s done:

Heating and energy
Nowadays, even in colder areas like Québec or Sweden, it is possible to use renewable energies on a regular basis. Geothermal energy, along with PV solar panels can reduce dramatically the need for conventional electric power. I mean, if Borlänge can host the European Research Center on Solar Energy (with the winter that goes with the region), I am pretty confident that solar energy is no longer just for people living in the middle of Arizona or Spain’s dryland.

Water
Some say that fresh water will be the world’s next big battle. Québec and Sweden have countless number of lakes and rivers, but this is no justification for misuse of this precious resource. My dream house will have a « gray water » system. This means that the rain water can be collected in order to be used for a parallel tubing system, especially built for the toilets, plants and garden. When well designed, it can be an worthy investment.

Appliances
A few things, apart from heating, run for the whole day. Household appliances are one of those objects that need to be turned on the whole time. For this reason, those appliances better be energy efficient (and long-lasting, but that is another question). I hope that by the time I settle down (for real), the Greenfreeze and Solar Chill products will have come to the market. An unknown fact os that Albert Einstein invented a revolutionary refrigerator in 1926, with no moving parts and only requiring a source of heat. The recent developments in solar energy are able to address this issue, in an eco-friendly way.

Waste management
On top of recycling and trying to reduce packaging, an other step can be taken in order to reduce the impact of our (relentless) consumption. It might be problematic to convince who ever will have the nerves to spend its life with me, but it involves composting at home, using worms. This is called vermicomposting. It is a clean, odorless and smart way to compost 365 days a year, even in cold countries. I would develop a kind of adapted drawer with different bins for various batches, specially made for my dream home…

Grow your own food
Whenever possible, I want to grow as much food as I can. Whether it is on the roof, on the outside walls, or on the windows bench, there are many opportunities available. Urban farming reduces the effect of heat patches (caused by strong heat radiation resulting from widespread use of material like concrete and asphalt) as well as makes locally grown food available. What is the carbon foot print of a kiwi?

An example from the CIFT of high density hydroponic garden that is well suited for the use on a rooftop:

Sables bitumineux: Ridicule

Une pleine page dans le premier cahier de La Presse, ça coûte très cher. Qui aurait intérêt à faire de la sorte? L’Association Canadienne des Producteurs Pétroliers se lance dans une offensive de PR tous azimuts. Le timing est à point, avec les frasques associées à BP (et l’effet sur la valeur boursière de cette dernière).

Voici un extrait de la pub vue dans La Presse hier:

Quel titre minable! La méconnaissance des priorités et du référentiel culturel Québécois rend cette publicité inutile, voire risible. Un aperçu aux mesures proposées sur le microsite relève pratiquement de la blague. Le vidéo en français présente un gars, Steve Gaudet, détenteur d’un gros bac en science, pour faire avaler la pilule aux Québécois. Le tout sens le green washing, l’offensive de relation publique sans véritable fondement (le site de capp.ca est unlingue anglais).

À quand une étude à grande échelle montrant les coût sociaux et environnementaux à court et à long terme de ce genre d’extraction? À quand un leadership gouvernemental pour faire en sorte que les autorités aient un contrôle sur l’industrie, plutôt que le contraire?

Les récents événements dans le Golfe du Mexique mettent au jour un réalité ahurissante: les majors de l’industrie pétrolière représentent tellement d’emplois, de gros sous, de fonds de pensions, d’investissements, qu’au fil du temps, les authorités leur ont laissé toute la latitude nécéssaire afin de « s’auto-réguler ». L’extrait suivant montre la quasi-mauvaise foi et la lassitude de l’industrie par rapport aux mesures générant que des coûts et aucun revenu:

Le Canada (pour ce qu’il en retire) s’enrichit, à court terme avec ces ressources. On se doit de les taxer à la hauteur de leur coût environnemental, comme les États-Unis se devront de le faire, alors qu’ils répareront les pots cassés reliés à la plate-forme Deep Water Horizon.

Drill Baby, Drill!

Le Canada dans la mauvaise direction

Cette semaine, 2000 scientifiques canadiens ont déposé une pétition afin de protester contre les coupures du gouvernement Harper dans le financement de la science.  Mesure idéologique parmi tant d’autres, elle vise a encourager des secteurs spécifiques, comme la recherche dans le domaine des hydrocarbures, plutôt que de supporter la recherche fondamentale. Le problème avec la recherche basée sur les résultats à court terme, c’est que nous nous tirons littéralement dans le pied. Un chercheur qui trouve, on en cherche… mais des chercheurs qui cherchent, on en trouve.

Le propos de ce billet vise à tracer un parralèle avec la Suède. La Suède détient un passé industriel et manufacturier similaire au notre: Bois, Sidérurgie, Énergie, Transport sont parmi les nombreux domaine où de nombreuses innovations et des succes story ont été écrites à la fois au Canada et en Suède.

La récente débâcle de l’industrie du papier au Québec est attribuable à de nombreux facteurs, mais je crois qu’il y a beaucoup à apprendre de cet échec d’une industrie phare. Pendant que les Domtar, Abibiti-Consol et autres barons du papier encaissaient les millions de dollars, peu d’investissement technologiques ont été effectués. Si on jette un regard au progrès importants qui ont été implantés dans l’industrie papetière brésilienne, on comprend pourquoi elle a fini par damer le pion au géants québécois. Même chose pour les fabriques de la rue Chabanel à Montréal: Le fondateur de Blank (vêtements faits à Montréal) nous expliquait en entrevue à l’université à quel point les équipements dans le secteur manufacturier ont durement souffert de leur désuétude, pour finalement devoir renoncer face à l’offre chinoise. Pendant toutes ces années, nous avons suivi une vision à court-terme, profitant bien des profits sans réinvestir dans l’innovation.

Le paralèle entre la recherche fondamentale et les couturières de la rue Chabanel est certes grand, mais il mérite d’être fait. Le fait d’investir dans la recherche sur les hydrocarbures (qui soit dit en passant se place dans la même catégorie que l’accord Asie-Pacifique sur les changements climatiques: un tissu d’hypocrisie qui vise à ne rien sacrifier et au années Bush en terme de recherche sur les carburants) revient au même qu’à ne pas investir dans les autres secteurs de la science: on ne sait tout simplement pas de quoi le monde de demain aura besoin.

La Suède a donné le coup de barre qu’il se doit, si elle veut réussir à long terme dans une économie globale. Elle investit 4% de son PIB en recherche, le plus haut poucentage en Europe. La région où je demeure a été développé grâce aux mines de fer et de cuivre. De nos jours, ils ne produisent plus les mêmes blocs de métal qu’ils avaient l’habitude de produire: cette production est reléguée à la Russie et à l’Ukraine. Ils produisent plutôt des matériaux technologiques à haute valeur ajoutée. Petit quizz: Si cette usine avait été québecoise, elle aurait eu l’air des manufactures de la rue Chabanel?

On travaille fort sous le chaud soleil des Andes

Quelques mots pour parler du projet qui avance, pas à pas. On pioche, pelte, sarcle et racle toute la journée, au plus grand dam de nos coups de soleil. Il nous reste à peine 16 jours dans la communauté, il est grand temps de se grouiller le derrière.

Mardi et mercredi dernier, une grève nationale a paralysé le pays. Les gens d’Ayacucho étaient particulièrement fâchés au sujet des soldats américains. Des Finlandaises que nous avons rencontré se sont fait menacer de mort. Nous, en bons Amish, nous somme fait écoeurés par des morons en moto. Ce n’est pas grave, parce que je les ai menacé en retour avec mon rateau. En plus, je sais qu’ils vont brûler en enfer, pendant que notre vie pure nous mènera au paradis (haha).

Je dois aussi prendre mes deux jours de vacances. Je ne sais juste pas quand!

Amish Paradise



Amish Paradise – video powered by Metacafe

Armé de ma bédaine, de mon chapeau de feutre nouvellement acquis, de ma barbe de cou et de ma pioche, je fais très amish. J’ai alors décidé de rejetter la technologie, les boutons et de ne voyager qu’a cheval.

On a passé la journée à sarcler, amasser des pierres et à niveller la terre dans le but de préparer le terrain pour la construction de la pépinière. On a vraiment beaucoup de pain sur la planche. Le design sera approuvé ce soir, dessiné de ma main d’ingénieur raté. On prévoit un endroit pour la terre, le compost, un magasin pour ranger les outils et les semences, un système d’irigation (goute-à-goute, si le budget nous le permet) et bien évidemment 8 lits pour les milliers de plans qui y seront cultivés. On y fera pousser des roses jaunes, des grenadines, des avocats et d’autres plantes ornementales et fruitiers, comme ces sont ceux qui ont le plus de valeur. Le vrai défi réside dans l’engagement de la communauté à participer, surtout quand nous allons quitter. Ils devront entretenir la pépinière, et surtout aller vendre les plants au marché. La semaine prochaine, on construit une muraille de deux mètres de haut, afin de protéger les plants des esprits malveillants. Donc à la fin de cette semaine, on va aller faire du lèche-vitrine pour se procurer quelques milliers de briques!

Le temps file à la vitesse de l’éclair. Plus le jours s’écoulent, plus les liens s’approfondissent avec la communauté. Je sens que les adieux seront difficiles, plus que lors de mon départ du Chili qui avait été quelque peu morose. Plus qu’à peine 3 semaines pour bien profiter du stage, des montagnes, de macher la coca, de boire la bière au goût de caramel, sans oublier de se gaver de poulet. Je nous considère extrêmement chanceux d’être ici, pour une première année c’est une grande réussite à mon humble avis. Nous avons autant pu tisser de beaux liens avec des gens modernes et urbains, les membres d’Hatun Sacha et nos amies Mirla et Lily, autant qu’avec des gens très traditionels et intègres, comme la mère de famille où je demeure.

J’espère que nous pourrons quitter ce petit coin des andes dans la joie, en ayant préparé le terrain pour 4 années fructueuses de stages Québec Sans Frontières.