Ce matin, alors que nous nous affairions à plier du métal afin de fabriquer la structure à l’intérieur de collonnes de la pépinière, Gabrielle nous annonce qu’elle a entendu au bulletin radiophonique que le Chili était sur le point de déclarer la guerre au Pérou. Bon, bon. Si c’est le cas, ça me chatouille un peu.
C’est vrai que ces deux pays se détestent avec passion. Et ça fait 120 ans. Je me souviens clairement des bulletins télévisés lorsque j’ai fait un projet au Chili, et ils évocaient constamment la menace voisine. Les tanks sont à la porte, pouvait on lire parfois dans les journaux.
Un appel au Ministère des Affaires Étrangères par le CREDIL a suffit pour me redonner confiance, juste assez de temps pour défaire mes idées de rapatriment à quelques semaines de notre retour. En plus, le projet roule à fond et tout le monde participe bien…
Je serai donc en vacance à partir de demain après-midi. À moi la douche chaude (sans être obligé de se doucher en maillot de bain à cause de l’absence de murs), une journée sans poulet, un lit sans sleeping bag et pas de coq le matin pour me réveiller. Et le pire, c’est que je sais que toutes ces choses vont me manquer, une fois revenu.
Bon sang que ce projet est fantastique.
