Une autre page d’aventure est sur le point d’être tournée…
Une folle semaine de cavalle, entre l’urgence de l’hôpital régional d’Ayacucho et le centre-ville de Lima. Une personne de mon groupe doit quitter ce soir, pour des raisons médicale. Donc, pour une quatrième fois, je vais voller demain matin entre Lima et Ayacucho.
Nous sommes encore demeurés à l’hôtel Friend’s House (427 Jirón José Gonzales) ,à Miraflores (Lima). C’est probablement le meilleur hôtel de Lima: super sympathique, la propriétaire y habite, en plus des prix on ne peut plus résonables pour le quartier.
C’est bien malheureux pour celle qui quitte…
Dans un autre registre, je me suis procurré rien de moins qu’un.. fouet! Ce n’est pas que j’aie des problèmes de discipline dans mon groupe, mais… Sans blague, le petit vieux qui me l’a vendu me faisait tellement rire à chaque fois que j’allais le voir, que je n’ai pu succomber à m’acheter cet objet aussi inutile. Lors d’une de mes visites, il avait vu que j’étais accompagné par 3 demoiselles (mes stagiaires), et il m’a alors conseillé un fouet à 3 bouts! Même chez moi, on sort le petit fouet lorsque les enfants ne veulent pas manger…
Aussi, j’ai eu droit à mon deuxième tremblement de terre! Wahou!
Après une cavalle qi s´est déroulé sans accros, j´ai finalement pu accueillir mon groupe au petites heures du matin, jeudi. Le temps de dévorer les kilomètres qui séparent l´aéroport de l´Hôtel Friend´s house à Miraflores que toute ma bande somnollait déjà. Le lendemain matin, nous avons visité l´absurde quartier riches où nous logions, Miraflores. Les voitures de luxe, les boutiques étincellantes et les activités ludiques de tout accabit (surf, parapente) cohabitent dans ce microcosme, alors qu´a quelques kilomètres de là vivent pres de 8 millions de personnes qui se battent pour leur survie.
Aussi, question de souligner les contrastes, j´ai fait monter mon groupe à bord d´un autobus collectif, un combi, pour se rendre au centre-ville. Les stagiaires ont été éberlués par la conduite automobile presque suicidaire qui règne à Lima. Les autos sont munis de plusieurs types de klaxons, question de se frayer un chemin dans la cacophonie et le CO2.
Bref, j´etais super content de retrouver ma bande et de leur montrer cette ville folle et grise qu´est Lima. Nous sommes désormais de retour à Ayacucho, pour le plus grand plaisir de tous.
PS: Pour ceux qui ont entendu parler du tremblement de terre qu´il y a eu avant hier a Ayacucho, cela n´a fait aucun dégât.
Dans la vie, il faut savoir faire face a l`inconnu. Cette premisse est encore plus vraie au Perou. Pour une raison obscure, il ny a qu`un seul vol ce jeudi, entre Lima et Ayacucho, plutot que deux. Mon groupe de stagiaire doit donc demeurer une journée dans la grande Lima. Je suis donc descendu en catastrophe hier soir, en parcourant des centaines de kilometres en bus, pour une duree de 10h de route. On devait passer des cols pour traverser les Andes, et on montait parfois jusqu`a pres de 5000 metres.
La temperature ici est tellement differente. Ayacucho et Lima ont en commun d`etre toutes deux enrobees de smog perpetuellement, mais la ressemblance s`arrete pas mal la. Deja la difference d`altitude est frappante, on peut s`activer sans sentir que le souffle nous manque, comme si j`avais fume un cartoon de cigarette… Aussi, la côte se fait ressentir, le fond de lair est lourd, gorge d`humidite. Un auteur, dont le nom m`echappe, a deja qualifie Lima de ville la plus triste au monde.
La ville est typiquement colonniale, mais un masque gris vient cacher cette beautee d`hier. La pollution est omnipresente, et cause la mort de plus de 3000 personnes par annee, dans cette megapole de 8 millions d`habitants. Comme l`a deja un de mes prof d`economie, pourtant grand fan de la normativite, l`environnement, c`est un probleme de pays riches.
Je me balladerai ainsi seul dans la ville, jusqu`a ce que tombe la nuit. Apres cela, ce n`est plus un temps a mettre le nez dehors. Je retrouve ici mon pas rapide et mon visage impassible, qui m`ont aide a vivre 6 mois en Russie sans se faire trop deranger.