Recevez mes mises à jour!

Entrez votre courriel:

Vivre sans compter: Les stages à l’international

La révolution tranquille est chose du passé depuis plusieurs décennies. Du coup, on a écarté toutes nos conceptions religieuses de nos agissements, bien que certains instincts altruistes soient bien ancrés en nous. Ainsi, faute d’aller évangéliser les contrées inconnues, des milliers de jeunes de 18 à 35 ans partent chaque année pour l’étranger dans le but d’échanger et de créer des relations qui puissent enrichir toutes les parties, et ce au point du vue des connaissances.

Pour la plupart des gens désireux d’agir face aux peuples les plus pauvres, il suffit de contribuer à raison de quelques dollars par mois à un organisme de coopération internationale. Toutefois, les jeunes se distinguent habituellement par (outre les moyens financiers parfois très limités) une fougue et une énergie débordante, prêts à affronter vents et marrées pour mener à bien leurs desseins. Comble du bonheur: le Québec compte une des concentration les plus élevées d’organismes de coopération internationale (OCI) per capita. Il va sans dire que les occasions de stage à l’international vont de pair avec ce phénomène.

La mentalité de l’aide internationale des années 80 est bien révolue: à l’époque, on creusait un puits ou on établissait des infrastructures en fonction de nos critères, puis on quittait lorsque l’implantation était terminée. Que diable allait donc faire le Rwanda d’un hôpital chinois de haute technologie s’il n’y avait pas de docteur à mettre dedans? Que faire des centaines de tracteurs importés d’Europe vers l’Afrique pour lesquels on n’avait ni pièce de rechange ni connaissance des techniques de réparation? Plus souvent qu’autrement, l’homme de l’Ouest, en bon colonisateur qu’il a été, vient dicter à son prochain the one best way. Or, fort heureusement, ces vieilles idées ont fait banqueroute et nous sommes maintenant à l’heure des projets consultatifs. Ces-derniers sont plus fastidieux certes, mais beaucoup plus durables et adaptés.

Un des programme les plus intéressants pour les résidents du Québec demeure le programme Québec Sans Frontière (QSF). Ce projet est financé en grande partie par le Ministère des Relations Internationales du Québec depuis plus de 10 ans et permet à plus de 400 jeunes de 18 à 30 ans de partir pour une période de 70 jours en Amérique du Sud, dans les Caraïbes ou en Afrique, pour toute une gamme de projets. Ces projets couvrent des enjeux aussi variés que l’environnement, les arts, le management et la radio communautaire. Ils sont tous chapeautés par des organismes québecois membres de l’AQOCI (Association québécoise des organismes de coopération internationale) et des organismes partenaires dans les pays d’accueil. Les stages QSF sont une occasion rêvée de mettre en pratique les compétences de gestion acquises à HEC Montréal dans un cadre constructif et formateur. De plus, plusieurs OCI sont ouvertes à ce que le stage à l’international soit crédité, pour ainsi faire fructuer cette expérience au sein du curriculum universitaire.

Plusieurs autres organismes offrent des programmes de stages en coopération internationale à HEC Montréal. Voici donc mes organismes privilégiés, dans le désordre:

CECI/Uniterra uniterra.ca

Québec Sans Frontières: quebecsansfrontieres.com

ACDI: acdi-cida.gc.ca

CCI: cciorg.ca

Mer et Monde: monde.ca

OXFAM Québec – Club 2/3: oxfam.qc.ca 2tiers.org

Plan Nagua plannagua.qc.ca

AFS Canada www.afs.org

Sans oublier le comité ABC à HEC Montréal…

J’aimerais aussi recommander la consultation de deux ouvrages très complets pour les jeunes désireux d’entreprendre un projet à l’international:

Stagiaire sans frontières – Le guide du stage en solidarité internationale, publié chez Ulysse en 2007, écrit par Alexandre Chouinard.

The BIG Guide to Living and Working Oversea par Jean-Marc Hachey (4ième édition à paraître en 2009).

 

Ta culture est meilleure que la mienne (gnagnagna-gna-gna)

Déjà lorsque j’ai passé quelques mois dans le désert de l’Atacama, dans le nord du Chili, j’ai eu mon premier petit choc culturel, du moins de la manière dont je l’entends. La façon dont une personne est élevée, le climat politique dans le pays où cette personne grandit et les valeurs véhiculées par la société locale forgent une personne, et on ne s’en rend pas trop compte à moins de sortir de ses chaussures. Ces valeurs justement, elles ne tombent pas du ciel. Les nôtres sont le résultat de mutation des cultures immigrantes, des valeurs catholiques désormais reléguées au grenier, mais dont le témoignage au cœur du tissu social québécois ne s’éteint pas. Lorsque je me promène dans un environnement ayant subi un passé douloureux, souvent dictatorial, je me rends compte après coup que j’ai la critique facile. Je sais que je ne peux comprendre la souffrance que ces gens ont subie, et les larges cicatrices que les événements ont gravées dans leurs cœurs.

Ici en Russie, on me traite d’idéaliste. On m’a même dit que les Québécois sont des Zorro dans mon genre. Qui sait. Peut-être vaut-il mieux porter ses idéaux à bout de bras, au risque de ne pas toujours se faire aimer, que de ne pas avoir d’idéaux du tout.

Cette semaine, j’ai revu ma charmante amie joufflue (voir épisode du 3 février). Une amie d’un ami, Olga, savait que j’étais impliqué dans certains projets au Canada, elle a donc pensé m’inviter à une réunion. Elle me laissait savoir par SMS la semaine dernière qu’elle voulait « fonder une O.N.G. à Saint-Pétersbourg ». Sachant pertinemment que les O.N.G. ont pratiquement été interdites en janvier 2005 en Russie (parce qu’elles représentaient des sources d’espionnage britannique en Russie! Oui oui, comme dans James Bond!), je lui ai tout de suite demandé si elle savait dans quoi elle s’embarquait. Ainsi, sans trop en savoir davantage, j’avais rendez-vous dans une libraire près de la Gare de Moscou. (Cette librairie, une des plus grandes de SPB, est connue pour avoir été le théâtre de l’assassinat d’une star rock russe…) Il y avait donc Olga, une étudiante en psychologie récemment arrivée de Vladivostok (grande ville située à la limite orientale de la Russie, qui veut dire « Nous possédons l’est » ), un gars se proclamant comme humanitaire provenant du Kamagan, l’une des plus grandes régions de Russie et bien sûr, la désormais célèbre Mme Joufflue.

Je ne veux pas être excessivement sarcastique, parce que je sais que ces gens ont un intérêt pour le développement de ce pays, qu’ils savent que tout n’est pas parfait, et que le seul fait de m’avoir invité à cette rencontre démontre une volonté de changement.

Or, ces jeunes gens se rassemblaient pour fonder une « unité » de Simulation de session des Nation-Unies (en anglais MUN : Model United Nations), donc un chapitre propre à Saint-Pétersbourg. En soi, ce genre d’initiative n’est pas une O.N.G., mais plus un genre de club étudiant permettant de débattre de sujets d’envergure et de développer les jeunes leaders. Ils avaient préparé une petite présentation PowerPoint, dans le but de faire la promotion dans les universités. La présentation s’intitule « We are creating the future ». Et c’est justement là où j’ai un problème. Dans un style purement russe, c’est une autoproclamation, un effort soutenu sur la forme en oubliant quoi que ce soit du fond. Ils adorent les titres du genre « Responsable des finances à MUN » ou « Conférence internationale ». À un certain moment donné, ils m’ont demandé ce que je pensais du projet. Comme j’ai su qu’il existait déjà un chapitre pétersbourgeois de MUN, je leur ai demandé pourquoi dédoubler le tout. Ils n’ont su y répondre, tout en rétorquant que le plus grand défi pour le moment était de trouver des ressources pour faire vivre les réunions et les trainings.

Au fil de mes questions, le sujet a totalement dérapé. Je voulais en fait savoir ce qu’ils cachaient derrière leur volonté de créer une O.N.G. qui n’en est pas une. On est venu à parler de l’engagement en Russie, du bénévolat, des jeunes rêveurs qui veulent changer le monde (un tant soit peu). Je me rends compte que ce pays est frappé par deux fléaux énormes : le fatalisme et l’importance de l’ « ego russe ». Je leur racontais à quel point les visites des palais impériaux me font vomir. En avoir vu un, c’est tous les avoir vu. On ne fait jamais la même erreur deux fois, dit-on. Mais ici, la révolution a éclaté à cause de la noblesse qui vivait dans un autre univers que le peuple, dans des palais sertis d’or et de richesses absurdement abondantes. Après le siège de Leningrad, qui dura 900 jours, la ville n’était plus que ruines. Ainsi, la grande majorité des palais ont été reconstruits, souvent au cours des 20 dernières années. Le comble de mon écœurement est survenu à Tsarskoïe Selo, dans la chambre d’ambre. Cette pièce, célèbre pour avoir été « confisquée » par les nazis lors du siège (et plus jamais retrouvée), a été entièrement reconstruite de 1979 à 2003. Il faut se l’imaginer pour comprendre : des murs faits à 100% d’ambre, des cadres de peinture en ambre, bref absolument tout! Et en plus…, ce n’est même pas beau! On ne peut pas dire que les années de reconstruction ont été les plus fastes pour le peuple russe. À cette affirmation, on m’a répliqué : « Oui, mais c’est notre histoire! » L’histoire est ici aussi grotesque et institutionnelle que le Vatican qui baigne dans l’or des pauvres. Aussi, à mesure que je me débattais à tenter de leur faire comprendre qu’une démocratie naissante ne peut se permettre de gaspiller son argent sur de telles fantaisies absurdes, on m’a assommé ainsi : « De toute manière, il y a toujours eu de la pauvreté en Russie. » J’ai cru que j’allais exploser… Je ne peux pas leur en vouloir, je les sens si imprégnés de l’âme russe, qui leur permet d’avaler à peu près n’importe quoi, de l’infecte à l’insipide.

C’est très difficile de prendre position en tant qu’étranger. On me critique souvent sur mes sources d’informations, constituées en majeure partie de The Economist, Le Courrier international et le SP Times. Je consulte aussi les bulletins de Human Rights Watch, d’Amnistie Internationale. Finalement, je suis membre de Médecins sans Frontières et de Greenpeace, je reçois donc leurs publications régulièrement. Or, mes sources ont beau être diversifiées, elles ne sont toutefois pas tellement folles de la Russie. Je me rends compte à travers cette quête d’information qu’un dualisme impérial jouit toujours d’un support quasi unanime : tu es pour ou contre la Russie, tu n’as qu’à choisir mon camp. Ainsi, lors de mes longs débats enflammés sur les mille et un bobo de ce pays, je me fais souvent attaquer d’ignobles : « Si tu n’aimes pas la Russie, tu n’as qu’à ficher le camp! » Le dernier réseau de télévision indépendant a fermé il y a environ deux ans, pour une nébuleuse question de licence non renouvelable (tiens tiens). Depuis, le Kremlin jouit d’une autorité totale sur ce qui se dit ici. C’est donc la raison pour laquelle les journaux russes sont rarement traduits et cités à l’étranger. Donc, en utilisant des sources de l’ouest pour ausculter les problèmes, je me fais dire que ces médias n’en savent rien.

Étant donné les élections régionales arrivant à grands pas (et les présidentielles en 2008), je me suis intéressé aux opinions politiques de ces jeunes gens. Contre toute attente, ils sont partisans du parti de Poutine, Russie Unie. Je me suis demandé pourquoi est-ce qu’ils ne supportaient pas l’opposition, dans le simple but de stimuler les débats et faire avancer certaines causes. À toutes fins pratiques, il n’y a pas d’opposition. Le garçon avec qui je parlais me disait : « De toute manière, je ne crois pas qu’il soit bon pour la Russie de disposer de partis d’opposition. Si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une guerre civile. Nous avons besoin d’un parti fort, qui puisse tenir la Russie ensemble. Et Poutine est notre homme. Sans une telle personne, le far-east deviendrait une partie de la Chine, les républiques caucasiennes deviendraient autonomes, et la partie occidentale de la Russie se rattacherait à l’Europe (Note de JP : rêve en 10 milliards de couleurs, selon la plupart des Européens!). » En gros, ces trois étudiants me disaient qu’on avait beau vouloir changer les choses, ça ne donnerait absolument rien et que les gens intéressés au changement constituent un groupe très loin de la masse critique.

L’arrivée de la Russie dans l’OMC, et la nouvelle cote de risque Standard&Poors BBB+ (un précédent pour la Russie. Le BB+ avait été atteint en juillet 1999, juste avant la violente crise économique) constitue des indicateurs économiques encourageants pour la plupart des Russes. Pour me trouver dans un point névralgique de l’économie russe de demain, je peux vous jurer que ce ne sont pas les nouvelles idées ou le savoir-faire qui motivent cette résurgence. L’énergie est au cœur de tout, comme l’Europe l’a durement appris au cours des deux dernières années, lors des crises ukrainienne et biélorusse. Dans mes cours, on martèle le fait que la Russie dispose d’un bon climat économique, mais d’une mauvaise image internationale. Pour moi, c’est un tissu de balivernes. Rien n’a changé ici. Les nouvelles mesures restrictives, le protectionnisme, la carte énergétique (voir le projet Sakhaline), les vieilles habitudes pour effacer les adversaires (voir Ioukos) démontrent clairement que la Russie n’a pas encore atteint sa nouvelle vie, comme autant de personnes semblent vouloir le dire. Deux choses réjouissent les Russes au travers de ces événements : la balance impérialiste, et l’accès à la richesse. Si les HEC sont reconnues à Montréal pour abriter le temple de la cupidité, et bien la FINEC est son alter ego. En ce qui concerne la balance impérialiste, la Russie s’est sentie humiliée lors de l’effondrement de l’URSS, et s’est toujours fait dire ses quatre vérités par le reste du monde. Maintenant que l’énergie est au centre de l’échiquier mondial, ce pays retrouve une certaine place stratégique.

Bref, je suis sorti de cet entretien complètement vanné. Et eux, frustrés que j’ai passé tout mon temps à leur poser dix millions de questions.

On dirait que j’ai plus espoir qu’eux. Peut-être parce que je ne connais pas assez ce pays… ou ceux qui s’y trouvent.

Différences

Différences

Je parlais récemment à une amie qui travaille en Afrique du Sud pour Droits et Démocratie. Comme ma connaissance de ce pays est relativement limitée, je l’ai bombardé de questions. Nous avons évidemment parlé de racisme, comme ce pays a été ravagé par ce clivage monstrueux.

Bizarrement, plusieurs événements se sont succédé suite à cette discussion, toujours par rapport au racisme. J’avais bien sûr lu des articles sur les meurtres crapuleux qui surviennent à SPB presqu’à tous les mois, mais j’osais penser à ce moment qu’il s’agissait des cas isolés. Cette semaine, banalement, nous écoutions la télévision dans le salon commun. C’était un match de basketball en Grèce, Moscou contre une ville dont j’oublie le nom, mais qui finit par « -oulos ». Wiktor, notre Biélorusse national, s’est mis à pouffer de rire en voyant que certains joueurs de l’équipe moscovite étaient noirs. Il rigolait, en disant qu’ils n’étaient pas russes, etc. J’ai explosé de colère devant ce manque de jugeote de la part de Wiktor. Je lui ai dit que sa réaction était attardée, que je le priais de retirer ses paroles. Bien au contraire, il s’est mis à argumenter furieusement. Il faut toutefois que j’éclaircisse certains éléments ici. La Russie a presque toujours été refermée sur elle-même, peut-être à part au temps de Pierre le Grand. Aussi, en russe il y a une immense distinction entre origine et nationalité. Entre autres à cause du communisme et du modèle d’assimilation russe, tu as beau n’avoir jamais mis les pieds au Kazakhstan de ta vie, mais si ta famille est kazakhe, et que tu habites depuis toujours en Russie, tu es Kazakh et tu as la nationalité russe. La nationalité est reléguée à n’être qu’une formalité administrative (parmi tant d’autres). Ainsi, le concept d’un noir russe détonne pas mal. Aussi, la Russie perd des milliers d’habitants par année à cause de l’émigration. Pour ainsi dire, ils ne sont pas tellement habitués au concept de la multiethnicité, ce qui explique partiellement la grave méconnaissance des autres origines. Donc, Wiktor se débattait de toutes ses forces pour nous faire comprendre qu’un noir ne pourrait jamais être russe. Enfin.

Puis, hier, le centre-ville était bondé d’ultranationalistes, fascistes et skinheads en tous genres. Il y avait en fait une manifestation sous le thème « La Russie pour les Russes ». Des commandos armés étaient postés partout, jusqu’à tard en soirée, prête à mater tout débordement. Il y a eu plusieurs dizaines d’arrestations.

L’an dernier, il y a eu une tentative de Gay Pride en Russie. Une première en Russie. Malheureusement, le party n’a pas duré longtemps. Les fascistes au front, les évêques orthodoxes en background, ils sont allés péter la gueule aux fifis. La police a frappé dans le tas, procédant à l’arrestation… des gays.

Engagez-vous qui disaient

L’autre jour je lisais dans le SPB Times un article sur les activistes qui se font martyriser par les groupes fascistes. J’ai toujours tendance à être critique envers la presse russe, comme elle est commandée par le Kremlin, mais il semble que ce journal soit un peu plus indépendant (Il est en effet publié en anglais. Il était aussi le seul de Russie à dénoncer un scandale monstrueux : En visite à l’étranger, le président Poutine croyait que les micros étaient fermés lorsqu’il parlait avec le chef d’état hôte. Le sujet était en fait à propos d’un viol collectif perpétré par un citoyen. Poutine voulait rigoler et a dit à son homologue que « les violeurs ont eu toute une chance de se payer du bon temps ainsi ».) Donc, l’article que j’ai lu portait sur des bénévoles du groupe « Food not bombs », groupe de volontaires qui distribuent de la soupe gratuitement tous les dimanches à Ploschad Vostanyia. Étant donné que le groupe revendique certains politiques sociales, en plus d’être antifasciste, c’est une cible de choix pour les groupes criminels tolérés en Russie, tels que les Skin Heads. Un des bénévoles s’est fait suivre jusque chez lui et s’est fait poignardé 20 fois dans le dos, pour ensuite succomber à ses blessures. Et ce gars, c’était le meilleur ami du copain de mon amie Alissa.

J’ai toujours fait du bénévolat au Canada, que ce soit avec Droits et Démocratie, ou ailleurs. Je voulais absolument profiter de l’occasion de mon séjour en Russie pour agir, « pour vrai », dans un pays en transition. Je dois toutefois admettre que je n’avais pas envisagé ce genre de scénario… Comme disait Nietzsche : « Ne pas agir, c’est agir ». Jamais mon engagement, mes convictions auraient pu signifier une atteinte à mes libertés, surtout quand le but de mes gestes est d’aider les autres, à améliorer le sort des moins nantis.

Je pense que je vais être une poule mouillée en Russie.