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Bon je sais à quel point c’est décevant, je n’ai même pas encore donné des informations sur mon nouveau chez-moi, je n’ai même pas posté une seule petite photo, et je commence par une nouvelle aussi plate.

Mais je suis fier de mon coup. Ohhh que je suis fier. J’ai gossé toute la journée pour ça, et là, il est 3:03 du matin et j’ai réussi. J’ai malheureusement pour ça déjà une mini-réputation de geek. Je m’explique: Mon silence des derniers jours et mon dernier article à moitié terminé sont dûs au fait que je n’avais simplement pas accès à Internet. Entre-temps, j’ai reçu ma carte magnétique à l’université qui me donne accès à l’autoroute de l’information. Ce n’est toutefois pas suffisant pour moi, qui est pratiquement branché avec un fil d’internet haute vitesse dans le derrière. Il est possible de commander une connection internet aux résidences, mais cela prend du temps et coûte pas mal d’argent. J’ai vu qu’il y avait plusieurs réseaux sans-fil au résidences, qui sont malheureusement tous sécurisés. Mon grand et svelte ami Jean-Christophe m’avait déjà dit qu’il était possible de cracker les réseaux sans-fil. Il ne m’en fallait pas plus pour me donner la détermination pour gosser passablement longtemps pour cracker cette foutue clé WEP d’un de mes voisins.

Et si je peux écrire sur mon blog, c’est que j’ai eu raison de la sécurité du réseau de mon voisin, à l’aide des programmes de la suite Aircracker et de mon fidèle laptop sur Linux. Yééé

Dans un TOUT autre ordre d’idée, je voulais dire que je suis bien rendu dans cette petite ville du nom de Borlänge. C’est vraiment super tranquille, mais c’est parfait pour moi. Première chose qui m’a frappé: Y’a du chinois en criss dans le coin. C’est fou. Le grand Pékin s’étend jusqu’à la compagne suédoise, croyez-moi. Je crois que 70% des étudiants étrangers sont chinois, et 95% des gens avec qui je partage une aile des résidences. Tellement, quand dans la cuisine commune, il n’y a qu’une seule fourchette et une bonne vingtaine de chop-sticks…

Finalement, je n’ai pas encore commencé les cours, mais le tout devrait avoir lieu mardi. Entre temps, on apprend à connaître la petite ville. En terme québecois, la région ressemble au côté typique et préservé de charlevoix, avec les rivières et les lacs du Saguenay Lac-St-Jean. Disons qu’il y a 3 bars, et un d’entre eux était complètement vide tout à l’heure.

Il y a un bon nombre d’étudiants étrangers, qui viennent soit ici pour un échange Érasmus ou pour réaliser l’ensemble de leurs études (comme dans mon cas). Il y a des gens d’un peu partout: Chine, Ukraine, France, Finlande, Allemagne, Espagne, Kazakstan (non, ce n’est pas Borat), un autre canadien en plus de moi, etc. Au sein du programme où j’étudie, il y a une tonne de chinois, Nader (l’autre sympathique Canadien) et Katja, une lethonne. En dehors des activités scolaire et para-scolaires, je me retrouve plus souvent qu’autrement avec ma gang FSU (Former Soviet Union)… On parle un mélange de russe et d’anglais, avec les ukrainiens, lethons, lituaniens, etc… Je ne saurais dire pourquoi est-ce que les choses virent ainsi, puisqu’il y a plein d’autres gens sympas. J’imgine peut-être que leur franchise (et la dureté qui vient avec) me plaît. Ils ne font pas de façon, il est inutile de chercher le couteau sous la politesse. Maudit que j’ai hâte de retourner en Russie.

J’ai encore des tonnes de choses (bénignes) à raconter, mais je suis crevé. Je dois aller dormir avant que le soleil ne se lève…

Comment avoir la mémoire courte, en quelques étapes faciles.

Un article de Hans Dietrich Genser, ancien ministre de la Défense de l’Allemagne, à propos de la vente de 40 milliard d’armes à Israël et aux pays arabes alliés au Moyen-Orient, afin de former un contre-poids face à l’Iran.

Déjà, les tactiques militaires américaines en Europe de l’Est enveniment les relations internationales avec la Russie, alimentant les discordes déjà nombreuses. Cette autre tactique ne fait pas qu’envenimer le Moyen-Orient, elle l’embrase.

Les stratèges américaines ont-ils déjà oublié qu’ils ont formé et armé Ben Laden en 1979 pour combattre les Soviétiques? Ou au support militaire du Shah d’Iran jusqu’en Juin 1980? Ou finalement au support de Hussein en Irak pour lutter l’Iran de l’ayatollah Khomeiny?

Une nation fière et grande comme les États-Unis signe et persiste. Quels sont les motivations derrière une telle ignorance de l’histoire, aussi rapprochée soit-elle?

Les États-Unis ne devraient-ils pas prendre une place de leader, au côté de pays stables comme la Jordannie, pour amorcer un dialogue de pays et de développement?

La Maison Blanche croit-elle qu’elle sera accueillie en sauveuse lors de sa prochaine invasion? La images des libérateurs américains, délivrant l’Europe du joug nazi sont encore si proches que les électeurs américains y croient encore, quelque part dans leur nostalgie.

Les invasions quasi-annuelles des américains depuis les années 50 n’ont pas réglé les problèmes du monde politique. De la Corée encore en guerre à ce jour, en passant par les dictatures imposées par les Américains en Amérique du Sud dans les années 70 et 80, les seules traces américaines encore palpables sont les grandes cicatrices laissées dans les peuples.