What a deep contrast to be back in Finland. Warm friends, delicious food, crazy late nights. And the mandatory bike on the ferry was also a big plus. Gosh I loved it.
My week-end in music:
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Ce périple ne veut vraiment pas se terminer. Ma nuit a été horriblement courte, interrompu par des rêves étranges, des ronflements de ronds finlandais, des aboiements de chien et des ronronnement de moteur de traversier. J’ai vraiment mal partout! Mais c’est tout ce que je mérite, après avoir cumulé une collection d’excès.
Les derniers temps m’ont fait réfléchir. Mon nouveau célibat ne s’annonçait pas facile, avec mon coeur en peine. Mais mes amies, amis, parents et tous ces inconnus qui ont croisé ma route ont su me remonter le moral. J’ai même passé pour un extra-terrestre à plusieurs reprises à Helsinki, alors qu’on m’informait de mon exaltation quasi sans borne. Tellement de gens m’ont dit de belles choses sur la personne que je suis au cours des dernières semaines, j’ai peine à y croire. Je suis si choyé d’être ainsi entouré! Et je crois récolter le fruit d’un amour pour ceux qui m’entourent, en voyant la plaisir incroyable que j’ai avec ces gens. Mes voyages me donnent espoir, me font croire en la vie et en toutes ces chances qui se cachent sous les cailloux. Et en plus, je n’ai pas besoin de voyager pour en avoir la certitude…
Ce sera donc un retour à la réalité pour moi. En fait, à cause des derniers événements (traversier), je manque ma première journée de retour au travail. Bravo champion! Mais je suis certain que ma petite routine saura bien me traiter…
VIVE LA VIE! Un autre chapitre vient d’être conclue avec cette visite expresse de la Russie, en passant par l’Estonie. Nous avons quitté Stockholm par bateau, pour rejoindre Tallinn le lendemain matin. Une fois de plus, nous avons pu admirer la débacle humaine sur ces bateaux qui sillonnent la Baltique. Avec des taxes sur l’alcool élevées, les habitants des pays nordiques profitent allégrement des eaux internationales afin de s’hydrater le gausier. Lors de la traversée Turku-Stockholm, en janvier, Anne et moi avons pu voir le pathétisme à son apogée: Une homme à l’apparence respectable, accompagné des dames et des gentils hommes, avait complètement perdu ses sens, un peu à l’image d’un adolescent achevant sa première caisse de douze. Pitoyable. Enfin. Pays pêle-mêle, l’Estonie a su conserver son cachet historique, malgré sa constante soumission aux différents empires (Suédois, Nazi, Soviétique et j’en passe). En fait, l’agencement des édifices soviétiques, des maisonnettes en bois peint et des grattes-ciel ne fait pas si bon ménage. Les troitoirs enneigés et la température incertaine n’ont définitivement pas contribué à rendre notre séjour extraordinaire. Dans un autre ordre d’idée, le capitalisme a su s’installer dans ce pays d’une manière réfléchie, du moins en apparence (en oubliant également la crise économique mondiale qui fait un mal terrible aux payx baltes: Le PIB de la Lettonie a chuté à raison de 12% en 2008). Les Finlandais ont bien su explorer les possiblités d’investissment dans ce pays, sans toutefois le piller comme se fut le cas dans d’autres ex-républiques soviétiques. Un petit 7 heures d’autobus nous séparait de Saint-Pétersbourg. La frontière a été la baptême russe pour mes compagnons de voyage. À l’image de tant de reliques soviétiques, les douanes puent la bureaucratie et le flux des migrants est le dernier des soucis de ceux qui sont en charge de la frontière. Notre arrivée à St.-Petersbourg s’est fait sans accro. Ma très chère amie Oxana nous attendait sous un froid de canard. Avec sa coupe garconne et son manteau fashion au zig-zag noir et blanc, elle est entrée dans le bus, alors que tout le monde avait quitté à part nous. J’étais si content de la revoir. Je lui ai dit en russe: « What’s up? ». Des amis comme ca, que tu vois après 6 ans, puis un autre pause de 2 ans, et que tout est comme si on ne s’était jamais laissé, c’est vraiment super. Les vrais amis, c’est pas comme les plantes, pas besoin de les arroser. Petit drame dans ma tête. Alors que ne montions les escaliers du métro, et que ces dernières étaient couvertes de neige fondue d’une belle couleur grise, nous avons vu un homme dans la soixantaine tituber dans les escaliers pour finalement perdre pied. Il transportait des sacs de plastique remplis de bouteilles et de cannettes vides, et semblait fortement intoxiqué. Il se trouvait à environ 3 mètres de nous, directement devant nous, alors que nous montions et lui déscendait. En perdant pied, il s’est lentement élancé en avant, projettant sa tête directement sur les marches de granit. Il était si proche que nous pouvions assister à la scène au ralentit, impuissants. Avant même qu’il n’ait atteint le bas de l’escalier, nous pouvions voir le sang couler par plusieurs endroits de son visage, c’était horrible. Une fois en bas, quelques passants ainsi qu’Oxana, ont tenté de le relever. Je croyais que c’était une bien mauvaise idée, car le gars venait peut-être de souffrir d’une fracture du crane, d’une commotion cérébrale ou d’une contusion cervicale. L’homme, visiblement très intoxiqué, ne voulait pas d’aide, question de fierté. Finalement, un homme au costume de camouflage est venu l’aider, avec une rigidité exceptionelle, et nous avons quitté. J’ai continué à penser à cet homme pendant toute la journée, me demandant comment se déroule sa vie, comment peut-on en arriver là, à une échelle globale. Oxana me disait de ne pas m’en faire, car cet homme était sous comme une botte, donc mou comme un chiffon. Elle me dit qu’il aurait pu tomber du quatrième étage et qu’il n’aurait rien sentit. Peut-être, me dis-je… Le soir même, nous avons pu assister à un ballet au très célèbre théâtre Mariinsky. Un ballet majestueux, Cendrillon, de plus de deux heures, que nous avons pu admirer d’une belle loge. La vue nous permettait d’admirer autant l’orchestre que la troupe de danseurs. Nous avons par la suite, Anna et moi, terminé la soirée dans un club privé de SPB. Toutefois, avant cela, ma mère et Danielle ont eu la chance de connaître les aventures à la russe de l’intérieur. Les transports en Russie sont bien peu formalisés. Tant qu’à moi, il n’en résulte qu’un système efficace où l’offre correspond à la demande. Enfin. Il n’en demeure pas moins que le système semble un peu imperméable aux étrangers, aux outsiders. Si tu veux attraper un taxi, tu as le choix entre trois possibilités. Soit tu prends un vrai taxi (potentiellement avec un meter »), un taxi plus ou moins officiel ou la voiture de l’habitant. Étant donné qu’absolument personne ne parle quoi que ce soit autre que le russe, ma mère m’a demandé de lui accrocher un taxi afin de retourner à son hôtel. J’en attrape un et je commence à lui négocier ca serré. Le monsieur n’était pas de très bonne humeur je crois. Les autres journée ont été remplies de visite de musée, de balades polaires et de bouteilles de vin avec Anna et Oxana. La Russie, pour une raison étrange, m’a semblée légèrement plus heureuse, et ce au travers du regard des gens. Un peu plus de sourrires, un peu plus de joie de vivre. Tout autant de nationalisme et de désinformation toutefois. Et de mesures ridicules. La Russie a été traditonellement un bon marché pour les revendeurs de voitures usagées européennes et japonaises. En 2007, lorsque j’habitait en Russie, on a déclaré que pour la première fois, on avait vendu plus de voitures étrangères que russes en Russie. En temps de crise, alors qu’on voit les chaînes de montages de AvtoVAZ (Lada) s’arrêter pendant plusieurs semaines a cause du ralentissement économique mondial, les autorités russes usent de la plus minable forme de protectionisme commercial en taxant les voitures importées à raison de parfait 100% du prix du véhicule. La réaction du publique, très sensible à la question automobile, en raison du standing social que cela représente, est sans précédent. Bref, un excellent voyage en cette terre passionnante. Je ne me lasserai jamais de ce pays fabuleux, et parfois hideux. |
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