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Steninge Hostel

En une semaine, 6 invités à dormir à la maison, ca me tient occupé! D’abord Marc-André et Amélie se sont posés à Stockholm depuis Montréal, pour ensuite poursuivre leur périple au Danemark et en Norvège. Ils sont repartis jeudi, mais la maison n’est pas restée vide très longtemps. Quelques heures plus tard, je suis allé cueillir Marie-Michèle, ma « cousine » éloignée. Cela faisait au moins 10 ans que nous nous étions pas vu! Elle a quitté son Lancashire adoptif pour me rendre cette gentille visite. J’ai déjà très hâte de lui donner la monnaie de sa pièce en allant vider les casks d’Édinbourg… Finalement, Sebastian et Christina Handschuch se sont joints à nous, pour un peu plus de « sleepless nights »…

Quel plaisir de recevoir ces visiteurs!

Smile, Cold Coffee and Sweden

Les chevaux sont de retour dans l’enclos près de l’appartement. Un grand enclos avec des herbes hautes et des souches un peu partout sur le terrain accidenté. L’automne est déjà installé confortablement, et la lumière jaune du soleil, qui se couche déjà beaucoup plus tôt, m’a donné un peu de compagnie lors de mes marches en forêt.

Je suis revenu mercredi dernier en Suède. Mon orchidée a survécu la sécheresse de ma négligence et mon appartement était bien mort à mon arrivée. Le calme plat occupe désormais mes journées, de quoi faire tout un changement après mon été de rêve auprès de ceux que j’aime. C’est avec le coeur gros que je suis revenu, un peu à la dérive.

Je ne peux m’empêcher de comparer. Et les contrastes ne sont que plus flagrants. Il y a 3 semaines, je me baladais sur Clark à Montréal, déambulant en fouinant un petit peu. Je me suis arrêté au Café Grazie Mille, au coin de Fairmont, juste en face de Chez Wilensky. Je commande un petit espresso au petit homme rond derrière le comptoir, qui me répond prestement avec toute sa loquacité dans un mélange de français et d’anglais avec des pointes d’idiomes italiens. Puis, une jeune femme aux traits juvéniles entra, avec sa robe longue en coton gris, ses cheveux bouclés et ses yeux de charbon tout ronds. Le tenancier s’est alors empressé de quitter le derrière de son comptoir pour accueillir « sa belle marocaine ». S’en suivi un peu plus tard d’une gentille discussion entre nous trois au sujet de la culture culinaire de Montréal, de l’Italie et de l’art du café. Longtemps après avoir terminé ma toute petite tasse, j’ai repris mon sac et je me suis baladé jusqu’au magasin Dix Mille Villages, juste pour fouiner un peu. Le mercure devait facilement dépasser les trente degrés, en plus de l’humidité qui ne me fait pas chigner du tout. Je me suis fait accueillir par un homme très poli, qui s’est précipité pour m’offrir une grande tasse de café gratuite. Feignant de ne pas avoir chaud et d’avoir bu deux espresso double quelques minutes avant, j’ai accepté le café si gentiment offert. Nous nous sommes mis à discuter de son travail bénévole à la boutique, de son parcours qui a commencé à Kinshasa, pour ensuite l’amener à étudier à la maîtrise en France comme ingénieur agro-alimentaire. Il m’a parlé de la guerre civile, de son travail auprès d’ONG canadiennes au Congo, de l’exclusion qu’il a vécu en France, de son intégration tout à fait correcte à Montréal et des délais interminables d’Immigration Canada pour lui livrer son permis de travail. Le temps passait tellement vite que je ne me suis jamais rendu qu’il était rendu 18h10 et que l’autre employée avait déjà verrouillé la porte du magasin. Nous nous sommes ensuite laissé d’une poignée de main chaleureuse, avant que je ne reprenne mon chemin vers Le Dieu du Ciel, où mon ami Greg et moi avons baptisé la nuit à grands coups de bières aux milles saveurs. J’ai même revu l’Italien du café sur mon chemin, il m’a reconnu depuis sa vieille Hyundai et m’a amicalement envoyé la main. Ca, c’est mon Montréal.

J’arrive ici en Suède, et c’est pire que la steppe mongole. Une sécheresse et une froideur sans nom qui me fait sentir comme le dernier des fantômes. Je me baladais plus tôt aujourd’hui dans les sentiers près d’où j’habite. À mesure que je croisait des promeneurs à qui je tentais de sourire, je me suis mis à répertorier leurs réactions. 9 personnes m’ont strictement ignoré alors que je regardais dans leur direction et que j’envoyais un léger sourire. 1 personne a eu le malheur de croiser mon regard, pour instantanément précipiter son regard vers le sol. Je commence ma quatrième année en Suède, et je devrais pourtant commencer à comprendre, où à me faire à l’idée. Je refuse toutefois de me fondre dans cet individualisme dénué de la chaleur, qui m’est si importante. Je m’obstine à faire preuve d’altruisme, à aider les vieilles dames à entrer dans le train et à maintenir mes bonnes façons envers la jeune caissière turque à l’épicerie. Je dois probablement me donner des moyens de gérer la frustration issu du rejet, ou simplement me motiver en regardant la prochaine date à laquelle je m’évaderai en Finlande, en Allemagne ou au Kenya…

 

Boucler la boucle.

Je m’étais promis de me réjouir de la fin de ma maîtrise. Ce jour est venu, et il ressemble drôlement à celui qui l’a précédé et risque d’inspirer le suivant.  Je mentirais si j’osais dire que le fait d’avoir complété mon mémoire ne m’a pas soulagé.

L’été arrive, pas aussi abruptement que dans ma mère patrie, mais sûrement. Les papillons m’emportent un peu plus près du Québec chaque matin, lorsque je marche dans le pré mouillé, pour les quelques centaines de mètres qui séparent mon appart de mon travail.

Parfois je pense à Néruda, à Piter, à Kreuzberg ou à Södermalm, et je voyage à l’intérieur, je vis par procuration. Ça fait presque deux ans que j’habite dans mon bled, je me réjouis d’en être à ma recherche d’un nouvel appart pour acceuillir ma douce, ses animaux poilus et moi, tout près de Stockholm…

Et bien sur, que serait un post sur mon blog sans un commentaire sur Harper. Sérieusement, je n’y comprends rien. Je suis les nouvelles religieusement, et j’enchaîne les gros mots, jour après jour, au sujet de notre premier ministre et sa bande. Jamais je n’aurais cru qu’on en viendrait là. « It’s the economy that counts and the rest is just noise » soutenait récemment Harper, nous relate le Globe and Mail. Sa vision obtus, son application systématique de son agenda idéologique aux programmes et mesures, son mépris pour la démocratie, ses liens étroits avec la droite religieuse (peu importe son allégeance), l’environnement et le rôle du Canada sur la scène internationale: la liste est longue. Je ne comprends pas comment est-ce que les Canadiens peuvent encore accepter une telle bouillie. Et comment les libéraux d’Ignatieff peuvent gaspiller leurs munitions politiques, alors que les manchettes regorgent de faits au sujet des absurdités entourant le gouvernement, Harper et sa garde rapprochée (Ohh Soudas, comme je t’aime). Mon Canada, ou es-tu? Et toi, Harper, qui sers-tu? Les red-neck, religieux, riches et autres apprentis-tea-partiers?

Et tout cela est sans mentionner le désabusement total de la population face à l’avalanche de scandales touchant le provincial et la ville de Montréal. Une chance qu’il nous reste des politiciens terre-à-terre comme Labeaume ou le Maire « là-là » Tremblay.

Quelques photos d’amis et de Stockholm.

Yellow like the sun

Petite escapade en compagnie de la grande Anick. Spécialement évadée du Canada et de sa routine Montréalaise, mon ancienne collègue et bonne amie a fait escale dans me petit coin de pays le temps d’échanger quelques bières et plus d’un rire.

Après plusieurs semaines de travail qui m’ont tenu bien occupé, j’étais bien content de recevoir de la visite. C’était surtout absurde de parler « québécois » dans les allées de mon épicerie de tous les jours.

Nous avons passé une journée à Uppsala et une journée dans la reine des villes, Stockholm. Uppsala m’a beaucoup impressionné par son passé, par ses maisons parcourues de canalisation médiévales et par les pierres runiques dans les parcs. De longues balades commençaient tôt le matin, dès les premières rasades de café ingurgitées. Le soleil étant de la partie, nous n’avions pas besoin de grand chose de plus.

En me baladant avec Anick, je me suis rendu compte que la Suède était devenue ma nouvelle maison. Bizarre, tout de même, moi qui est demeure critique et persuadé que ma place est ailleurs, je me sens bien à chaque fois que je reviens à Borlänge…

Good times :)

Stockholm in my heart

Tout petit post rempli d’images.

Je suis un peu à la course aujourd’hui, désolé.

Anna et moi sommes restés coincés à Stockholm l’autre jour, puis nous y sommes retourné pour déposé notre demande de visa russe (qui nous a été refusé) et j’y suis finalement retourné à Stockholm hier pour re-déposer notre demande de visa (qui a été accepté cette fois!). Ouf! Je commence à connaître cette ville merveilleuse par coeur.

Enjoy! Quelques photos de balades et de l’amie Marte, une norvégienne qui habite à Stockholm.