Je fais absolument l’opposé du circuit touristique: Sieste sur les quais de Kallio, paresse dans un champ peuplé de grillons, cidre anglais devant une lecture politique…. J’adore Helsinki!
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S’il y a un aspect qui distingue la Suède et ma région, c’est bien le plaisir d’être dehors, au coeur de la nature. C’est pas bien différent de la campagne québécoise, bien que le fait d’aller à l’université à quelques minutes de lacs et rivières (où on y nage) est pour moi bien unique. Une belle journée à dévaler les pentes, à suer à les remonter sur nos montures bien peu technologiques. En silence, on sentait l’air déjà chaud contre notre visage et les rayons du soleil si longuement attendus. Autant comme l’hiver est noir et gris, l’été suédois semble merveilleux. Demain, nous partons pour Stockholm. Je suis un idiot (bis). En fait, j’ai appris quelque chose d’important aujourd’hui. Si les locals ne font pas quelque chose, il y a probablement une raison qui explique cela. À cause du fait que je ne connais pas vraiment de Suédois, j’ai du prendre la décision d’aller à Falun en vélo en regardant… google maps. Ça me semblait facile. En plus, je me suis dit que les villes de Borlänge et Falun sont tellement unies, et que les Suédois en général sont tellement sportifs, qu’il devait bien y avoir un chemin qui unisse facile par vélo ces deux villes… Belle supposition. Une fois que les environs de Borlänge quittés, je me contentais de suivre les indication pour Falun, jusqu’à ce que je me retrouve face à l’autoroute… Je trouve finalement une petite pancarte annonçant la piste cyclable, que je me suis empressé d’emprunter. Quelques kilomètres plus loin, à force de ne pas voir d’autres fameuses petites pancartes, j’ai du arrêter un des rares cycliste pour lui demander ma route. Avant de me répondre, avec le même regard du charmeur dans un bar, le gars a regardé de bas en haut… mon vélo. Puis, il m’a demandé pourquoi est-ce que je voulais aller à Falun, étant donné qu’il y a des bus et des trains. Pour le plaisir lui ai-je répondu… Il a alors rétorqué que je devrai faire 25 kilomètres dans les montagnes, dans la gravel, bref dans des conditions pas super pour un vélo sans vitesse. Avant de se laisser, il m’a dit qu’il espérait que je ne comptais pas revenir ce soir, car j’en avais pour un bon 3 heures… J’ai donc été un peu enthousiaste avec cette histoire de vélo. Mais je me suis rendu! Et plus important, je suis revenu! (Donc 50 km de montagnes avec un maudit vieux vélo, hourra!) Très bucolique, le paysage est très naturel, la fraicheur des bois me rappelle fortement la belle province. Le chemin du retour a été encore plus ardu, car je n’arrive plus à retrouver ma route. Je demandais à tout le monde que je pouvais, je suis même allé jusqu’à faire la file dans un supermarché pour demander à la caissière (qui fût ma foi très surprise de mon plan). Personne ne fait ce trajet en vélo, ce qui engendre donc la situation où personne ne connaît la maudite route! J’ai même arrêté des voitures sur ma route, pour leur demander mon chemin. Il doutaient un peu de moi, comme si j’étais un psychopathe du fond des bois… La ride a toutefois valu la peine. Nadezda et moi avons cuisiné un petit gâteau aux pommes et avons refait le monde autour d’une tasse de thé. Et juste pour mon père, je partage avec vous, très chers lecteurs, une merveille suédoise (je blague tout de même). Ce hit fait tout un tabac en Europe depuis un long moment (Ce clip compte plus de 12 000 000 de visionnements sur Youtube…). J’aime particulièrement la passe de mIRC et surtout le pédalo. Enjoy! À Montréal, de la fonte des neiges jusqu’au retour des glaces, il n’y a pas une journée où je n’enfourche pas ma bécane pour sillonner toute la grande île. Plus rapide que le métro, bon pour la santé et pour l’environnement, c’est bien difficile de trouver des aspects négatifs à ma vieille féraille qui a déjà appartenu à mon grand-père maternel. Je regardais donc avec beaucoup d’envie tous ces gens qui me dépaissaient au volant de leurs vaillantes montures. Je me trainais les savates, en pensant à quel point on avance trop lentement en marchant. Ce temps est révolu mes amis! Ohhh que oui. Après avoir fait le tour des magasins et d’avoir observé des prix abusifs (donc suédois) pour des vélos neufs de qualité très moyenne, je me suis résolu à trouver une alternative. Blocket.se est l’équivalent suédois de Craigslist.org, qui permet de trouver des petites annonces par région et ce sans frais pour qui que ce soit. J’ai trouvé une petite annonce qui me convenait, une vieille bécane à un prix raisonable pour la Suède (1000 couronnes, soit 160$). J’appelle le gars, un certain Roger (?!?), il ne parle pratiquement que le suédois, pour finalement comprendre que les vélos qu’il annoncait sur Internet sont déjà vendus mais qu’il pourrait possiblement en avoir un autre. Il me rappelle 10 minutes plus tard pour me dire qu’il est en route vers chez moi…! Je patiente donc un peu sous la pluie pour finalement le rencontrer dans sa vieille Volvo rouge. Tellement, mais tellement typique! Gros gras, tatoué jusque dans le cou, de type Heavy Métal Scandinave, qui n’a pas tellement l’air d’un passionné de vélo… Au risque d’être accusé de recel, j’ai quand même acheté la vieille bécane. Lorsque je lui ai remis les billets, il a regardé furtivement aux alentours et il a vite quitté à bord de sa bagnole… Je suis donc le fier proprio d’un vélo de type hollandais, sans vitesses, avec freins à rétropédalage avec la sonnette qui vient en équipement de série… JE SUIS TELLEMENT CONTENT! |
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